Grève surprise à l’usine General Dynamics de Saint-Augustin

Des offres patronales qui creusent encore davantage les écarts

Ce dimanche soir, à 22 h 59, les membres du syndicat de General Dynamics – Produits de défense et systèmes tactiques Canada (CSN) ont déclenché une grève surprise de 24 heures. Les travailleuses et travailleurs de Saint-Augustin envoient ainsi un message clair à leur employeur : les dernières offres déposées sont loin de répondre aux attentes et aux besoins réels, et elles aggravent même les inégalités déjà dénoncées.

Après plus de 31 rencontres de négociation, depuis le 17 juin dernier, le constat est le même : General Dynamics refuse toujours de reconnaître le retard salarial historique de l’usine de Saint-Augustin par rapport à celles de Le Gardeur et de Valleyfield. Et plutôt que de proposer un véritable rattrapage, l’entreprise offre encore moins que ce qu’elle a accordé aux autres usines, un affront pour les membres qui tiennent la production à bout de bras.
Pour Dominic Jobin, président du Syndicat de General Dynamics – Produits de défense et systèmes tactiques Canada (CSN), la déception est immense:

« On s’attendait à une ouverture réelle après tout le travail fait à la table. Mais les offres déposées sont insultantes. Non seulement elles ne rattrapent rien, mais elles creusent encore l’écart. Les membres ont décidé de se faire entendre. »
Pendant ce temps, General Dynamics continue d’engranger des profits records, portée par l’explosion des dépenses militaires du gouvernement canadien. L’action du groupe a bondi de 39 % en six mois.

« On parle de profits historiques, d’un carnet de commandes plein à craquer, et pourtant, l’employeur refuse d’accorder le même traitement à ses propres équipes. Ce n’est pas seulement injuste, c’est méprisant », s’indigne Jérémy Temes-Dubé, vice-président santé-sécurité et formation de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Cette grève surprise de 24 heures se veut un signal d’alarme : les membres de Saint-Augustin ne se contenteront pas de miettes.
« Après des mois de discussions, les travailleuses et travailleurs rappellent qu’ils et elles méritent le même respect que dans les autres usines. Leur geste est fort, et il résonne dans toute la région », souligne Pierre Émond, vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).
Le syndicat demeure prêt à reprendre la discussion, dès la fin de la grève, mais rappelle que le temps des demi-mesures est terminé. Les membres de General Dynamics à Saint-Augustin veulent une entente juste, équitable et à la hauteur de leur contribution.

Les salarié-es de l’Hôtel Le Concorde votent en faveur de l’entente de principe

Après deux mois de lock-out, les quelque 100 salarié-es de l’Hôtel Le Concorde ont voté à l’unanimité en faveur d’une entente de principe qui comporte de nombreux gains. Avec la ratification de cette entente, c’est l’ensemble des 29 hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie qui a maintenant réglé leur négociation en parvenant à bonifier les salaires et les conditions de travail.

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L’hôtel Le Concorde se fait rappeler à l’ordre par le Tribunal administratif du travail

Le juge ne mâche pas ses mots dans son jugement émis le 6 août dernier. Le TAT conclut notamment que l’employeur visait à discréditer, affaiblir et contourner le syndicat.

Alors que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel Le Concorde sont en lock-out depuis près d’une semaine, le Tribunal administratif du travail (TAT) ordonne à l’employeur de cesser de recourir à des pratiques déloyales et à une négociation de mauvaise foi. Le Concorde est aussi condamné à payer 20000 $ en dommages punitifs pour violation intentionnelle et illicite de la liberté d’association du syndicat. 

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L’hôtel Le Concorde mis en lock-out : le syndicat dénonce l’employeur

Munis d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, les travailleuses et les travailleurs du Concorde avaient choisi de laisser une chance à la négociation.

Après six mois de négociations, l’hôtel Le Concorde vient de mettre sa centaine de travailleuses et de travailleurs en lock-out. Dernier des 29 hôtels participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie à ne pas avoir conclu d’entente, le Concorde choisit donc la stratégie de la ligne dure.

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Les salarié-es déclanchent la grève générale illimitée à l’Hôtel Le Concorde

C’est aujourd’hui que les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Le Concorde décident d’exercer leur droit de grève. À compter de midi aujourd’hui, le travail est suspendu jusqu’à l’obtention d’un règlement qui répond aux attentes des membres. Rappelons que le Concorde est le dernier hôtel de la 11e ronde de négociation coordonnée de la CSN à ne pas avoir d’entente. Rappelons aussi l’adoption d’un mandat fort en faveur de la grève générale illimitée mardi dernier.

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