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Deux accréditations, deux mandats de grève au CNDF

Les enseignantes et enseignants ainsi que les techniciennes et techniciens pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF) ont tous deux voté en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée (GGI). Après des mois de négociation marqués par les délais, les pertes de temps et le manque de volonté de la direction, les deux syndicats dénoncent une situation qui perdure et qui nuit directement aux conditions de travail et à la qualité de la formation offerte aux étudiantes et aux étudiants.

Les deux syndicats négocient avec le même employeur et se butent au même problème : une direction qui ne semble pas avoir l’urgence de régler les problèmes vécus sur le terrain.

« Ça fait maintenant plus d’un an que nous négocions et nous avons déjà vécu trois années sans convention collective. Pendant ce temps, l’employeur multiplie les délais et ne démontre pas la volonté nécessaire pour régler les problèmes qui affectent directement notre travail. Nos demandes sont pourtant simples, nous voulons pouvoir effectuer notre travail dans de bonnes conditions et offrir une formation de qualité. Nous sommes rendus au point où nos membres sont prêts à utiliser les moyens nécessaires pour nous faire entendre », affirme Robin Fougeret, président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN.

Du côté des techniciennes et techniciens pompiers, la situation est tout aussi préoccupante. Les problèmes d’organisation du travail, les conditions dans lesquelles le personnel doit accomplir ses tâches et le manque de reconnaissance de la réalité vécue sur le terrain font partie des enjeux qui doivent être réglés à la table de négociation.

« Nous avons assez perdu de temps. Nos membres sont fiers de leur travail et veulent pouvoir l’accomplir correctement, mais encore faut-il que l’employeur accepte de s’asseoir sérieusement avec nous pour trouver des solutions. Nous avons maintenant deux mandats de grève qui démontrent clairement que le personnel n’acceptera pas que la situation continue comme si de rien n’était », déclare Terry Gilbert, président par intérim du syndicat des techniciennes et techniciens pompiers du CNDF.

Pour les deux syndicats, l’enjeu dépasse largement la question salariale. Il est question de l’organisation du travail, des moyens disponibles pour accomplir les tâches et des conditions nécessaires pour assurer une formation professionnelle de qualité.

Un exemple flagrant, le matériel de cours et l’équipement sont désuets. Les techniciens et les enseignants sont obligés d’utiliser leur propre matériel pour donner leurs cours, parce que celui fourni par l’école ne leur permet pas de travailler efficacement et sécuritairement.

Les syndicats tiennent également à dénoncer les mesures disciplinaires prises par la direction envers des étudiantes et étudiants qui ont manifesté leur appui à leurs enseignantes, enseignants, techniciennes et techniciens.

Les syndicats n’ont jamais demandé aux étudiantes et étudiants de poser quelque geste que ce soit. Elles et ils ont choisi de soutenir leur personnel enseignant et technique parce qu’elles et ils croient en leur travail et leur font confiance.

« Les étudiantes et étudiants voient ce qui se passe. Elles et ils voient comment la direction traite leurs profs et les personnes qui les accompagnent dans leur formation. En prenant position aujourd’hui, elles et ils commencent aussi à comprendre qu’il est important de défendre leurs droits et leurs conditions pour l’avenir. Ce n’est pas un problème, c’est la preuve qu’elles et ils prennent déjà en charge leur propre défense », ajoute Robin Fougeret, président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN

Pour les syndicats, la réponse de la direction est révélatrice. Plutôt que de chercher à rétablir un climat propice au dialogue, elle choisit de s’en prendre à des étudiantes et étudiants qui ont exprimé leur soutien à leur personnel.

Les deux syndicats demandent maintenant à la direction du CNDF de prendre acte des mandats de grève et de démontrer une réelle volonté de négocier.

Après des mois de délais et de négociations qui piétinent, les travailleuses et travailleurs ont maintenant clairement indiqué qu’elles et ils sont prêts à passer à l’action.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève

« L’employeur avait une semaine pour négocier. Il n’a rien fait. »

C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter du d’aujourd’hui.

La situation aurait pourtant pu être évitée. La semaine dernière, les membres ont donné un ultimatum clair à l’employeur, une entente devait intervenir avant le 9 septembre, sans quoi une grève de deux jours serait déclenchée. Depuis, l’employeur n’a même pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce Robin Fougeret, président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit se trouve une organisation du travail qui manque de prévisibilité et qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation a notamment atteint un point où, à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnelles et de professionnels de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme Saleha Hedaraly, vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir faire leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme Pierre Emond, vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants demeurent disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, jeudi 10 septembre en fin de journée.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy se donnent un mandat de grève

Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.

Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.

« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable, dénonce Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les délais. »

« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les délais et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.

À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

« Les enseignantes et les enseignants demandent simplement une prévisibilité dans leur horaire. Une meilleure organisation du travail a un effet concret sur la qualité de la préparation des cours et donc sur la qualité de l’enseignement, au bénéfice des personnes étudiantes », souligne Saleha Hedaraly, vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN. Pour le syndicat, cette situation illustre un problème plus large, l’employeur doit prendre les négociations au sérieux et mettre sur la table des solutions concrètes.

« Nous sommes en négociation depuis plus d’un an et nous sommes sans convention collective depuis trois ans. Nous avons fait notre bout de chemin. Maintenant, c’est à l’employeur de démontrer qu’il veut réellement régler, affirme Robin Fougeret, président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN. Nos membres veulent travailler, enseigner et former des pompières et des pompiers. Mais ils veulent aussi être respectés et avoir des conditions de travail à la hauteur de leur contribution. Le message envoyé aujourd’hui est clair, si l’employeur ne règle pas, nous serons en grève mercredi prochain. »

Le syndicat demeure disponible pour négocier et souhaite éviter la grève. Mais le temps des délais et des tergiversations est terminé. Les membres ont donné un mandat clair et sans règlement, ils exerceront leur droit de grève pendant deux jours à compter de jeudi prochain.

Les syndiqués de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe

Les syndiqués de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe

Québec, 14 août 2026. – Réunis en assemblée générale le jeudi soir 13 août, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives -CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

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Coopérative funéraire des Deux Rives : les travailleuses et les travailleurs lancent un ultimatum à l’employeur

Les travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives lancent un message clair à leur employeur : il est temps de régler. Après des mois de négociation, la rencontre prévue vendredi doit permettre d’en arriver à une entente. À défaut d’un règlement, un conflit de travail éclatera dès la semaine prochaine.

Les membres ont d’ailleurs donné un mandat clair à leur comité de négociation en adoptant, à plus de 90 %, un mandat de grève de cinq jours dans les derniers mois. Ce mandat démontre la détermination des travailleuses et des travailleurs à obtenir un règlement juste et à protéger leurs conditions de travail.

Les principaux points de blocage demeurent la sous-traitance, les salaires, la durée de la convention collective ainsi que la formation. Pour le syndicat, l’employeur dispose de toute la marge de manœuvre nécessaire pour régler cette négociation. Ce qui manque maintenant, c’est la volonté de conclure une entente.

« L’employeur a tout ce qu’il faut pour régler cette négociation. Les solutions sont sur la table. Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas la capacité de conclure une entente, c’est la volonté de reconnaître le travail de ses propres travailleuses et travailleurs. Vendredi, il lui faudra faire un choix, régler ou nous pousser vers un conflit de travail », affirme Catherine Caron, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives (CSN).

Les salarié-es rappellent qu’ils et elles accompagnent quotidiennement des familles dans des moments difficiles et qu’ils méritent d’être reconnus à la hauteur de leur contribution. Pour eux, la sous-traitance ne doit pas devenir une façon de contourner les emplois de qualité et de fragiliser l’expertise développée au sein de la Coopérative.

« Les membres ont été patients. Ils ont démontré leur ouverture à trouver des solutions, mais il y a une limite. Le message envoyé avec le mandat de grève est sans équivoque, les travailleuses et les travailleurs sont unis et prêts à se mobiliser pour obtenir un règlement à la hauteur de leurs attentes », ajoute la présidente du syndicat.

« Une coopérative devrait être un modèle en matière de relations de travail. On s’attend à ce qu’elle reconnaisse l’expertise de ses travailleuses et de ses travailleurs et qu’elle fasse le choix de négocier sérieusement. Les membres ont démontré leur patience et leur volonté de parvenir à un règlement. Il est maintenant temps que l’employeur fasse sa part afin d’éviter un conflit de travail qui ne profiterait à personne », affirme Steeve Bouchard, trésorier de la Fédération du commerce-CSN.

De son côté, Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches-CSN, rappelle que la balle est maintenant dans le camp de l’employeur.

« Les travailleuses et les travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives ont démontré leur bonne foi et leur patience. Ils et elles ont maintenant donné un mandat clair à leur comité de négociation. L’employeur doit saisir l’occasion qui se présente vendredi et régler cette négociation. Il a les moyens de le faire. Ce qui est nécessaire maintenant, c’est une réelle volonté de trouver une solution ».

Le syndicat invite donc l’employeur à faire le choix de la responsabilité et de la collaboration. Une entente est possible vendredi. Tout dépend maintenant de s’il est prêt à reconnaître celles et ceux qui font vivre la Coopérative au quotidien.