Mandat de moyens de pression adopté au Club Med 

Réuni-es en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix ont adopté un mandat de moyens de pression à plus de 72%.

Ce mandat exclut clairement la grève. Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas voté pour un arrêt de travail, mais pour se doter d’outils afin de faire avancer les négociations. Par ce vote, elles et ils envoient un message ferme : la mobilisation est bien réelle, mais la volonté d’arriver à une entente négociée demeure entière.

Depuis le début des discussions, le syndicat affirme sa volonté de conclure une convention collective qui reconnaît pleinement la contribution essentielle des salarié-es au succès et à la réputation de l’établissement. Les membres souhaitent des conditions de travail justes et respectueuses, à la hauteur de leur engagement quotidien auprès de la clientèle.

« Nos membres veulent une entente, et ils et elles sont prêt-es à se mobiliser pour l’obtenir. Le mandat adopté aujourd’hui ne vise pas la grève, mais à démontrer que nous sommes uni-es, déterminé-es et sérieux-ses. Nous croyons toujours qu’avec un dialogue ouvert, franc et respectueux, il est possible d’en arriver rapidement à une entente satisfaisante pour les deux parties », affirme Jenny Anamaria Granados Mendiola, vice-présidente du syndicat.

Les travailleuses et les travailleurs réitèrent leur ouverture à poursuivre les échanges de manière constructive. Ils et elles souhaitent que l’employeur saisisse cette occasion pour accélérer le rythme des discussions et poser les gestes nécessaires afin de conclure une entente équitable dans les meilleurs délais.

Entente de principe adoptée par les travailleuses et travailleurs de General Dynamics

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de General Dynamics–CSN ont adopté l’entente de principe intervenue entre les deux parties.

Cette entente prévoit une augmentation salariale totale de 25 % sur cinq ans, en plus d’un rattrapage salarial afin de réduire l’écart avec les autres usines du groupe.

« C’est le résultat de la solidarité et de la détermination des travailleuses et des travailleurs. Rien n’a été donné : chaque gain a été arraché par la mobilisation », indique Dominic Jobin, président du Syndicat. « Cette entente nous permet d’avancer concrètement sur la reconnaissance de notre travail et l’équité avec les autres usines du groupe ».

Du côté du conseil central, on salue une victoire qui dépasse l’usine. « Chaque gain salarial obtenu par la lutte fait avancer l’ensemble de la classe ouvrière. Cette entente démontre encore une fois que lorsqu’on s’organise et qu’on se tient debout, on peut faire reculer les inégalités », souligne Pierre Émond, vice-président au Conseil Central de Québec-Chaudière-Appalaches.

« Cette entente, ce n’est pas un cadeau. C’est le résultat d’un rapport de force clair et assumé. Les membres ont tenu bon et aujourd’hui, elles et ils récoltent une partie de ce pour quoi on s’est battu collectivement », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs étaient sous le coup d’un lock-out décrété par l’Employeur depuis le 10 novembre dernier. Après plusieurs semaines de négociation marquées par des enjeux majeurs, notamment sur la question du rattrapage salarial, les membres ont maintenu la pression jusqu’à l’obtention d’une entente de principe.

La CSN dénonce les coupures de postes au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Faire front pour la santé et les services sociaux

La CSN dénonce les coupures de postes au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Québec, le 10 février 2026 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux était déjà sous pression, les directives budgétaires imposées d’en haut ne font qu’empirer la situation. Les exigences comptables du ministère et les coupures imposées par Santé Québec qui en découlent, obligent les établissements régionaux comme les CIUSSS et les CISSS à devoir couper dans les services. « Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, nous avons subi quatre vagues de coupures de postes depuis janvier 2025, » dénonce Xavier Isabelle, président du Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS-CSN), « à ce jour on parle de 206 postes abolis juste dans notre catégorie d’emploi. »

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Le CCQCA solidaire du peuple du Minnesota

Lettre d’appui envoyé à la Fédération régionale des syndicats de Minneapolis.

Le CCQCA solidaire du peuple du Minnesota

Par la présente, le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) souhaite exprimer toute sa solidarité au peuple du Minnesota, en particulier à la classe ouvrière de Minneapolis aux prises avec une occupation par des forces fédérales hostiles.

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Les membres acceptent la recommandation du conciliateur

Après trois semaines de grève générale illimitée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif de Petite-Rivière-Saint-François (CSN) ont accepté à 91 % la recommandation du conciliateur, à la suite d’un scrutin secret tenu en assemblée générale.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfait-e de l’entente conclue, mais surtout heureuses et heureux de pouvoir relancer la saison et faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme Annick Simard, présidente du syndicat.

La nouvelle convention collective prévoit en effet un mécanisme de protection contre l’inflation permettant de bonifier les augmentations salariales si l’indice des prix dépasse les hausses négociées. Sur une période de cinq ans, les membres bénéficieront d’augmentations totalisant 5 %, 4 %, 3 %, 3 % et 4 %. S’ajoute à ces augmentations accordées une protection contre l’inflation les trois dernières années qui peut amener l’augmentation jusqu’à 5 % par année.

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN, l’issue de cette négociation allait de soi : « Les demandes syndicales étaient plus que légitimes, surtout au regard des conventions collectives signées dans les autres montagnes de la région. Les membres se sont tenus debout, solidaires, pour obtenir ce qui leur revenait. Aujourd’hui, c’est la tête haute qu’elles et ils retournent faire vivre la montagne. »

Une implication politique qui ne passe pas inaperçue

Malgré cette issue positive pour la région et pour les membres, le syndicat ne peut passer sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

De son côté, François Énault, premier vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), souligne que ce règlement démontre encore une fois l’efficacité des mécanismes existants lorsque toutes les parties jouent leur rôle : « Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs. »

Ce règlement démontre une fois de plus que la solidarité et la détermination des travailleuses et des travailleurs sont les véritables moteurs du progrès. En se tenant debout collectivement, les membres ont non seulement amélioré leurs conditions de travail, mais ont aussi défendu le respect, la dignité et l’avenir de l’emploi dans la région. Cette lutte rappelle une vérité essentielle : la solidarité porte toujours fruit.