Les Jardins Charlesbourg

Négociation coordonnée des centres d’hébergement privés

Entente de principe adoptée à Jardins Charlesbourg

 

Québec, 6 octobre 2021. – Une dixième entente de principe a été adoptée dans la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés affiliés à la CSN. En effet, les membres de la section Les Jardins Charlesbourg du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec (CSN) ont adopté à 100 %, hier soir, l’entente de principe intervenue avec leur employeur plus tôt dans la journée.

La demande de prolongation de convention collective, avec une augmentation de salaire de 1 $ de l’heure, fut acceptée par l’employeur après quelques rencontres de négociation. Une trentaine de salariés sont couverts par la convention collective. Il s’agit de la cinquième à Québec et une dixième entente conclue au Québec dans la présente ronde de négociation.

« Nous sommes heureux de cette entente qui est appréciée des salariés puisqu’elle leur permettra de passer à travers le reste de la crise tout en se sortant la tête de l’eau, » a déclaré Marlène Ross, présidente du syndicat régional.

Coopérative funéraire des Deux Rives

 

Fin du conflit à la Coopérative funéraire des Deux Rives : les syndiqué-es adoptent une entente de principe

Québec, mardi 5 octobre 2021 – Les 110 employé-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives ont entériné hier soir une entente de principe à la suite d’un long conflit de travail ayant culminé par un lock-out, décrété le 27 août. L’entente dont l’échéance se situe au 31 décembre 2025 a été adoptée en assemblée générale par 88 % des syndiqué-es.

Sur le plan salarial, les syndiqué-es ont obtenu des augmentations significatives de l’ordre de 18,5 à 35 % sur cinq ans leur permettant de rejoindre la moyenne salariale du secteur.

Outre les salaires, trois enjeux cruciaux étaient au cœur des négociations : la santé et sécurité au travail et les droits syndicaux, la garde cellulaire (éviter de recevoir des appels de nuit) et le processus d’assignation des horaires de travail. Le dénouement est extrêmement positif, selon le syndicat, car cela permet d’alléger bon nombre d’irritants ayant un impact important sur la santé psychologique des employé-es. Au courant des derniers mois, le nombre de congés de maladie avait augmenté, entraînant un roulement de personnel important qui venait alourdir le fardeau de travail sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

« On ne pouvait plus continuer comme ça, car les salarié-es étaient épuisés et quittaient le navire, rappelle, Catherine Caron, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives (CSN). Nous sommes donc très satisfaits et soulagés du dénouement. Nous pourrons retourner au travail dans des conditions qui nous permettent de ne pas mettre notre santé en péril. C’est une entente qui nous permet de mieux respirer et d’espérer un assainissement des relations de travail. »

Parmi les gains obtenus, notons également la bonification d’avantages sociaux pour les employé-es à temps partiel et sur appel, ainsi que l’obtention d’une semaine de vacances de plus pour les salarié-es ayant au moins 20 ans d’ancienneté.

 

Le fruit d’une longue bataille

Cette négociation, marquée au départ par trois mandats de grève consécutifs pour obtenir des dates de négociation, a donc été freinée par un blocage à la table, relate la présidente par intérim du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches de la CSN, Barbara Poirier. « C’est profondément déplorable d’avoir dû attendre aussi longtemps pour obtenir un règlement en raison du drame humain vécu tant par la clientèle que les salarié-es. Nos membres ont cependant gardé la tête haute parce qu’ils savaient qu’un retour au travail dans l’état actuel des choses était impossible et qu’ils méritaient une amélioration significative de leurs conditions de travail. On peut dire sans se tromper qu’ils ont remporté une bataille importante pour leur qualité de vie et la qualité des services offerts. Mais aussi, au-delà de ces gains importants, ils ont mené et gagné une lutte pour le respect. »

Le vice-président de la Fédération du commerce de la CSN, Serge Monette, a de son côté souligné la capacité du syndicat de demeurer proactif pour proposer des solutions crédibles et adaptées à chacune des réalités des syndiqué-es. « Nous avons abondamment consulté nos membres et nous avions le pouls du terrain. C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles ils ont largement appuyé l’entente. Comme syndicat, en demeurant mobilisés, nous avons également mis la pression nécessaire sur l’administration afin de faire débloquer la situation et le résultat est éloquent. »

Le syndicat s’attend donc à une reprise graduelle et rapide des activités au courant des prochains jours.

Colabor

Entente de principe adoptée chez Colabor

Québec, 25 septembre 2021. – Les travailleuses et les travailleurs du distributeur alimentaire Colabor, à Lévis, ont adopté en assemblée générale ce matin l’entente de principe intervenue entre leur comité de négociation et la partie patronale dans la nuit de jeudi à vendredi. Le travail reprendra normalement, comme prévu, demain à midi.

« Il s’agit d’un excellent règlement qui est à la hauteur des attentes des syndiqués, » déclare André Boisvert, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor Lévis (CSN), « vraisemblablement les membres le jugent également très satisfaisant puisqu’il a été adopté à 99 % ».

Des augmentations substantielles

La nouvelle convention collective d’une durée de cinq ans prévoit des augmentations de salaire substantielles allant de 16,5 % à 46 % dans le cas des salariés de l’entrepôt et de 24 % à 44 % pour les camionneurs. Un important rattrapage salarial, jumelé à une réduction des échelles salariales, explique que les augmentations ne soient pas uniformes puisqu’elles dépendent de la place qu’occupait chaque personne dans les échelles (les salariés les plus récents ayant les augmentations les plus importantes). Rappelons que jusqu’à maintenant les salaires versés par Colabor étaient à la traine par rapport à la compétition.

La convention collective prévoit également plusieurs autres gains. Ainsi toutes les primes ont été augmentées, de même que la contribution de l’employeur à l’assurance dentaire et aux RÉER pour les personnes ayant 15 ans et plus d’ancienneté, l’augmentation des remboursements pour l’achat de bottes et de souliers de sécurité, ainsi que plusieurs améliorations en matière de santé et sécurité au travail et de droits syndicaux.

Une lutte historique

« On est dans une lutte historique, c’était la première fois que les travailleuses et les travailleurs de Colabor exerçaient leur droit de grève, » explique Serge Monette, vice-président de la Fédération du commerce (CSN), « sans cet exercice du rapport de force et la combativité exemplaire des membres, ce résultat aurait été impensable. Malgré le contexte de pénurie de main d’œuvre, il a fallu s’organiser pour gagner et forcer la partie patronale à un règlement satisfaisant. »

« Les salariés de Colabor font un travail qui est absolument essentiel, la reconnaissance gagnée aujourd’hui est pleinement méritée, » conclut Barbara Poirier, présidente par intérim du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « je salue le courage et la solidarité manifestés par ces travailleuses et travailleurs. »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor Lévis (CSN) représente plus de 150 personnes, tant des camionneurs que des employés de l’entrepôt. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) et, bien sûr, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Olymel Vallée-Jonction

Réunis ce matin en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ–CSN) ont accepté à 78 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 29 août dernier lors d’un vote électronique tenu par scrutin secret.

« Nous avons donc accepté un nouveau contrat de travail d’une durée de six ans durant lequel nous toucherons des augmentations salariales de l’ordre de 26,4 %, dont 10 % la première année. En plus de ce 4,4 % d’augmentation moyenne par année, nous avons également obtenu un montant forfaitaire de 65 $ par année de service, par membre, de préciser Martin Maurice, président du STOVJ–CSN. Nous avons également obtenu un rehaussement de 50 % de la contribution de la part de l’employeur à nos assurances collectives pour la couverture familiale, ce qui pousse l’augmentation totale de la première année à 12,48 %. Le résultat du vote nous démontre que nos membres sont satisfaits des gains que nous avons obtenus. Nous avions fait le choix de négocier un enrichissement pour tous et c’est exactement ce que nous avons finalement obtenu. »

Rappelons que la majorité des membres du syndicat gagnaient seulement 1,13 $ l’heure de plus qu’en 2007, soit une augmentation moyenne annuelle de 0,08 $ l’heure en 14 ans. Un rattrapage salarial s’imposait, et ce, depuis longtemps.

« Le syndicat s’est encore battu contre les nombreuses demandes de reculs de l’employeur et les membres ont nettement amélioré l’ensemble de leurs conditions de travail. Entre autres, soulignons l’introduction d’un régime de retraite simplifié à la toute fin de la négociation avec une contribution de l’employeur d’un total de 1,5 % aux deux dernières années de la convention collective. Je salue la combativité et la ténacité du syndicat, qui s’est battu admirablement bien, allant chercher des gains qui reconnaissent enfin une part de la pénibilité de leur travail, de souligner Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN. La lutte des travailleurs et des travailleuses de Vallée-Jonction, c’est aussi celle de tous les salarié-es des abattoirs du Québec, qui méritent des salaires qui reconnaissent leur dur labeur. La table est donc mise pour les négociations actuelles et à venir dans le secteur de l’abattage. »

« Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN est fier d’avoir soutenu la lutte d’un syndicat qui a toujours dû aller au front afin d’obtenir le respect de l’employeur, de déclarer Barbara Poirier, présidente par intérim du CCQCA–CSN. Pour nous, c’est un soulagement, même si les membres ont vécu un autre long conflit difficile et souffrant, puisque les gains qu’ils ont obtenus sont à la hauteur de leurs attentes, qui étaient tout à fait légitimes. »

« Au nom de la CSN, je tiens à féliciter les membres du syndicat et son comité de négociation, qui ont mené à terme une négociation difficile et complexe. Au final, notre proposition de blitz de négociation constituait la réelle voie de passage et nous sommes fiers d’avoir atteint cet objectif. La machine de la CSN était à nouveau au rendez-vous et c’est la tête haute que les membres du syndicat de cette usine pourront retourner au travail », de conclure François Enault, vice-président de la CSN.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Musée huron-wendat

Réunis en assemblée générale mardi soir, la quinzaine de membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du musée de la nation huronne-wendat – CSN ont adopté à l’unanimité l’entente de principe intervenue avec leur employeur.

D’une durée de trois ans, la nouvelle convention collective prévoit des ajustements salariaux pouvant aller jusqu’à 9 % la première année et des augmentations de 2,5 % la deuxième et la troisième.

Entre autres gains, les syndiqués ont obtenu l’instauration de pauses payées, un mécanisme de création de postes à temps plein et des améliorations à la période de probation afin de mettre fin à une disparité de traitement entre les salariés. Félicitations!