Deux autres journées de grève pour les salariées des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches

Deux autres journées de grève pour les salariées des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches

Québec, le 14 octobre 2021 – Les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN de Québec–Chaudière-Appalaches seront en grève les 14 et 15 octobre afin d’accroître la pression sur le gouvernement et d’obtenir une amélioration considérable de leurs conditions de travail.

Après avoir manifesté devant leurs établissements respectifs jeudi, les travailleuses et travailleurs se rendront vendredi à Québec pour participer à un grand rassemblement qui culminera devant l’hôtel du Parlement du Québec.

Redresser la barre

« Nous assistons à un véritable exode des travailleuses et travailleurs de CPE, qui quittent le réseau en grand nombre pour aller travailler dans d’autres domaines, » déplore CPE du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. « Malheureusement, malgré les belles paroles, le gouvernement ne semble pas reconnaître le sérieux de la situation puisque les offres déposées jusqu’à présent sont nettement insuffisantes pour aider à retenir les gens dans le réseau. »

Les 11 000 travailleuses et les travailleurs des CPE affiliés à la CSN se sont dotés d’un mandat de 10 jours de grève à la fin de l’été. Une première journée de grève a eu lieu le 24 septembre dernier mais devant le peu de progrès réalisés à la table de négociation, les représentantes et représentants des salarié-es jugent que ces deux autres journées supplémentaires étaient nécessaires.

« Nos membres ont voté en faveur de la grève à 97 %. Elles sont au bout du rouleau et prêtes à se battre pour se faire respecter, » explique Mélanie Pelletier. « Pendant ce temps, la partie patronale se pointe à la table, non seulement avec des offres financières insuffisantes, mais avec des demandes de reculs inacceptables qui risquent de pousser encore plus de travailleuses vers la sortie. C’est ahurissant! » 

« Le réseau est un acquis social majeur qui a fait énormément pour l’avancement du Québec, et notamment des femmes; c’est grâce aux travailleuses des CPE si des centaines de milliers de parents peuvent se rendre au travail l’esprit tranquille chaque matin », ajoute Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Or, ce merveilleux réseau est mis en péril par la faible reconnaissance des travailleuses qui le tiennent à bout de bras; il est plus que temps de redresser la barre et de donner des conditions de travail et un salaire à la hauteur de leur importance aux travailleuses des CPE. »

Des demandes raisonnables

Les travailleuses et travailleurs revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure, au maximum de l’échelle salariale (avant la négociation du secteur public), contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale. 

Les membres demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits. Elles veulent aussi du temps pour la préparation du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

Des nouvelles du Rempart

Façade extérieure de l’organisme (locaux situés au 6e étage)

Itinérance au féminin

Le Rempart – Centre d’hébergement et d’accueil fait le point

Québec, 12 octobre 2021. – L’équipe de l’OBNL Le Rempart – Centre d’hébergement et d’accueil a profité de sa première assemblée générale annuelle, qui se tient aujourd’hui, pour faire le point sur la mission et le développement de la ressource communautaire en itinérance destinée aux femmes.

Fonder un organisme communautaire en pleine pandémie n’est pas une mince affaire explique Pierre Maheux, président du premier conseil d’administration du Rempart. « L’équipe a relevé le défi avec brio et, grâce à l’appui des partenaires et du milieu, nous avons réussi à le faire sans terminer l’année dans le rouge », révèle-t-il. Toutefois, le financement des nouveaux organismes communautaires étant ce qu’il est, Le Rempart devra une fois de plus faire appel à la générosité du public. « Les dons sont absolument essentiels au maintien et au développement des services comme le nôtre et c’est pourquoi nous devrons organiser une campagne de financement en cours d’année », rappelle Pierre Maheux.

Une année de développement

Le Rempart a pour mission d’offrir un hébergement aux femmes adultes en difficulté et en situation d’itinérance ou à risque de l’être, de répondre à leurs besoins immédiats et de fournir des services d’accompagnement et de soutien favorisant leur réinsertion sociale. Rappelons que Le Rempart a été fondé à la suite de l’annonce de fermeture des centres d’hébergement de l’Armée du Salut de Québec par les intervenants de l’organisme. Avec l’aide de la CSN et de MCE Conseils, l’OBNL a repris le flambeau de La Maison Charlotte du service d’hébergement pour femmes en difficulté avec en prime, une équipe d’intervenantes d’expérience.

« Nous avons commencé avec une dizaine de chambres il y a un peu plus d’un an », raconte Nancy Ratté, coordonnatrice du Rempart, « nous en offrons aujourd’hui 25, dont 5 dédiée aux femmes plus autonomes et prêtes à partir en logement. » Outre l’hébergement, de nombreux services sont offerts aux femmes, dont le maintien en logement et le soutien psychosocial par une équipe d’intervenantes.

Après un démarrage plus lent, en raison du confinement, l’OBNL a depuis pris son envol. « Le taux d’occupation était de 95 % cet été », explique Nancy Ratté, « en un an nous avons hébergé 55 femmes, dont 13 qui ont obtenu un logement autonome et qui ont bénéficié d’un suivi de notre part. » Considérant le manque chronique de place pour les femmes dans les ressources communautaires en itinérance, on peut dire que Le Rempart fait une réelle différence à Québec.

Un financement toujours précaire

En attendant un financement récurrent et suffisant, ce qui peut prendre plusieurs années dans le milieu communautaire, l’équipe du Rempart devra faire appel à la générosité du public et solliciter les dons. Heureusement, les démarches administratives entreprises durant ont permis au Rempart d’être reconnu comme organisme de bienfaisance enregistrée auprès de l’Agence du revenu du Canada, ce qui lui permet d’émettre des reçus pour fins d’impôt.

« L’itinérance au féminin est une réalité moins visible, mais c’est une réalité en développement dans notre ville, » concluent Nancy Ratté et Pierre Maheux, « on pourrait en faire plus et mieux, c’est vraiment une question de ressources, c’est pour ça que les dons sont si importants, c’est ce qui permet à l’équipe de boucler le budget et espérer un développement des services. »

Une assemblée générale marquée par les luttes syndicales et des élections

Vie du conseil central

Une assemblée marquée par les luttes syndicales…

L’assemblée générale du conseil central, ce mercredi 6 octobre, a été sans conteste marquée par les luttes syndicales. Tout d’abord par la visite de nombreux syndicats ayant mené des grèves ou subit des lock-out depuis la dernière assemblée (8!), mais aussi par le bilan de la lutte contre le PL 59 avec le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Comme l’a souligné Barbara Poirier dans son mot d’ouverture, ce qui nous attend cette année est une année de congrès, une année de gros travaux mais surtout une année de luttes. On sent dans nos rangs une soif de justice, une envie de se battre. Le conseil central sera au rendez-vous, avec vous, pour mener tous les combats nécessaires.

….et des élections

L’assemblée générale fut également l’occasion de tenir des élections pour combler plusieurs postes vacants au comité exécutif, au conseil syndical et au comité de vérification. Les nouveaux élus sont, de gauche à droite, Barbara Poirier, présidente du conseil central, Pierre Émond, 1er vice-président du conseil central, Marc-André Gagnon, Représentant à la vie régionale de la région de Côte du Sud-Levis-Lotbinière, David Gagnon, Représentant à la vie régionale de la région de Beauce Les Etchemins, et Alain Juneau, au comité de surveillance.
  

Autres enjeux

L’assemblée générale fut également l’occasion de faire le point sur les finances de l’organisation et de recevoir une présentation sur le 3e lien.

Grève au distributeur alimentaire Colabor

Les travailleuses et les travailleurs de Colabor sont en grève depuis le 19 septembre à midi et le seront pendant une semaine (7 jours)

Grève au distributeur alimentaire Colabor

Québec, 20 septembre 2021. – Les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt de Lévis du distributeur alimentaire Colabor sont en grève cette semaine pour la première fois de leur histoire. Les syndiqué-es exigent le respect et un salaire compétitif. Des services essentiels pour une partie des clients sont maintenus.

« Il n’y a jamais eu de grève ici à Colabor, nous avons toujours répondu présents depuis le début de la pandémie mais notre patience a atteint ses limites, » explique André Boisvert, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor Lévis (CSN). « Nous exigeons le respect de la part de notre employeur et la juste reconnaissance de la valeur de notre travail. »

La question du salaire est au cœur du litige qui oppose le syndicat à l’employeur. « Actuellement, nos salaires sont équivalents au salaire d’embauche chez les compétiteurs, » précise le président du syndicat, « l’employeur ne s’aide vraiment pas et ne nous aide vraiment pas en période de pénurie de main-d’œuvre. »

Un travail essentiel

« Les travailleuses et les travailleurs de Colabor font un travail qui est essentiel : en plus de la distribution pour la vente au détail et pour différents services alimentaires (cafétérias, restaurants, hôtels, etc.), ils approvisionnent une foule d’institutions de première ligne comme des centres de détention, des hôpitaux, des écoles, des CPE et des résidences pour personnes âgées, » révèle Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Ce travail doit être reconnu à sa juste valeur; il faut respecter les gens qui l’effectuent, et ça, ça passe par un meilleur salaire et de bonnes conditions de travail. »

D’ailleurs, en raison d’une lettre d’entente actuellement débattue au Tribunal administratif du Travail (une décision est attendue vendredi), des services essentiels sont maintenus par les grévistes auprès de certains clients. « C’est sûr qu’on va continuer de fournir le même service impeccable auquel ils sont habitués pour les clients gouvernementaux et le réseau de la santé, » assure André Boisvert.

Encore temps de régler

Pour l’instant, le syndicat a un mandat de grève de sept jours et le travail devrait reprendre normalement dimanche prochain; il ne s’agit donc pas d’une grève générale illimitée. « La grève cette semaine c’est un avertissement, on veut montrer qu’on est sérieux, » dit le président du syndicat. « C’est encore possible d’éviter un long conflit, nous sommes disponibles en tout temps pour négocier si l’employeur est prêt à bouger. »

« Le conseil central et la CSN suivent le dossier de prêt, » conclu Barbara Poirier, « le syndicat peut compter sur notre appui et notre solidarité pour la suite des choses. On est prêts à faire ce qu’il faut pour que ces travailleuses et travailleurs aient une bonne convention collective et un salaire à la hauteur de la qualité et de l’importance de leur travail. »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor Lévis (CSN) représente plus de 150 personnes, tant des camionneurs que des employés de l’entrepôt. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) et, bien sûr, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Grève générale illimitée au Hilton Québec

Négociation coordonnée de l’hôtellerie

Les travailleuses et les travailleurs du Hilton Québec en grève générale illimitée

Québec, 8 septembre 2021. – Devant l’intransigeance de la partie patronale, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) n’a eu d’autre choix que de déclencher une grève générale illimitée mardi, en fin de journée.

« La partie patronale persiste à exiger des reculs dans nos conditions de travail avant d’aborder nos demandes, pour nous c’est inacceptable » a déclaré Louise Jobin, présidente du syndicat local. « Comme tous les syndicats de la CSN, nous avons révisé nos demandes en regard de la situation économique mais ce n’est pas vrai que nous allons accepter une baisse des conditions de travail de nos membres. »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) participe à la négociation coordonnée de l’hôtellerie avec 25 autres syndicats de la CSN. Jusqu’à maintenant, six syndicats CSN ont réussi à s’entendre avec leur employeur (dont le Manoir Lac Delage dans la région et le Hilton Laval). « Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs du Hilton Québec n’aient pas le même règlement que les employé-es des autres hôtels, » affirme Louise Jobin.

« S’il y a un hôtelier qui n’a pas été affecté par la pandémie, c’est bien le Hilton Québec! » s’exclame Barbara Poirier, présidente par intérim du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Elle rappelle que l’hôtel a été fermé pour cause de rénovations majeures.

« C’est absolument inacceptable de profiter du contexte pour exiger des reculs. Au contraire, il faut que les employeurs comprennent que la relance du secteur de l’hôtellerie passe nécessairement par de bonnes conditions de travail pour les professionnels qui y travaillent, » ajoute Barbara Poirier. « Je tiens à assurer aux travailleuses et travailleurs du Hilton Québec qu’ils ont l’appui indéfectible du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches et de toute la CSN, » conclut-elle.