Le réseau de la santé doit redevenir un employeur de choix

Les syndicats CSN font le point sur la pénurie et la rétention de la main-d’œuvre

Le réseau de la santé doit redevenir un employeur de choix

Québec, 29 janvier 2020. – N’eût été la sévère pénurie de main-d’œuvre, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale aurait fait un déficit de 14 M$ en 2019. À la place, l’organisation a atteint l’équilibre budgétaire. La différence entre les prévisions et le résultat final ? 150 000 heures de travail qui n’ont finalement pas été payées faute de personnel pour donner les services à la population.

Tout indique que le même scénario va se reproduire en 2020. Le portrait n’est guère plus rose dans le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec et dans le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, ont révélé les syndicats CSN du réseau de la santé et des services sociaux de la région en conférence de presse ce matin.

Des employé-es à bout de souffle

Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale

C’est un fait connu et documenté, une sévère pénurie de main-d’œuvre frappe le système de santé et de services sociaux. Ce qui est peut-être moins connu, c’est que la pénurie touche un très large éventail de titres d’emploi. « Étant donné leur importance dans le système et la sévérité de la pénurie qui les touche, on a beaucoup parlé des préposé-es aux bénéficiaires dans les dernières années, mais la pénurie touche presque tous les titres d’emploi à des degrés divers », explique Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

« La même situation prévaut du côté des professionnels et techniciens au CIUSSS, on a en permanence 45 assignations à temps plein en éducation spécialisée et en travail social qui ne sont pas comblées en plus d’une quarantaine d’autres dans différents titres d’emplois », explique Nicole Cliche, présidente du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS).

La pénurie de main-d’œuvre a un impact de plus en plus criant sur les services à la population. « Le personnel soignant est obligé d’aller au plus pressé et ne peut plus donner la qualité de soins auquel les gens ont droit, notamment dans les CHSLD, tandis qu’on voit maintenant des situations inimaginables, comme la fermeture de la cafétéria de l’hôpital de Baie-Saint-Paul pendant les fêtes cette année, faute de personnel », illustre Richard Boissinot. La situation est telle que des bonifications de services, pourtant décidées et financées, sont des plus difficiles à réaliser. « C’est triste, mais les maisons des aînés promises par la Coalition Avenir Québec risquent de connaître le même sort que le deuxième bain dans les CHSLD », prévient le syndicaliste.

La pénurie a le dos large

Pierre Émond, président par intérim du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CHU de Québec (CSN)

Tout ne s’explique cependant pas par la pénurie de main-d’œuvre. Certains problèmes découlent plutôt de pratiques de gestion désincarnées qui se sont développées au fil des fusions et des réorganisations constatent les syndicats CSN. « Avant, quand tu travaillais dans le réseau de la santé, tu avais un poste qui était lié à un lieu de travail, aujourd’hui les gens ne savent plus d’avance où ils vont travailler quand ils rentrent le matin », explique Pierre Émond, du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CHU de Québec (CSN), « les gestionnaires ne gèrent plus des humains, mais des budgets et se contentent trop souvent d’aller au plus simple, de remplir des cases et de boucher des trous.  Le résultat c’est qu’on est de plus en plus face à un phénomène de portes tournantes, l’an dernier sur 647 embauches dans notre catégorie, il y a eu 503 départs. »

 Auparavant, les employé-es avaient un sentiment d’appartenance par rapport à leur lieu de travail. Dans le passé, les gestionnaires avaient une connaissance fine des milieux et arrivaient à gérer de façon humaine les remplacements et le temps supplémentaire en tenant compte des besoins et des réalités des gens avec qui ils travaillaient. « Ce n’était pas plus facile, mais on y arrivait. Aujourd’hui c’est tellement gros et en plus on applique des politiques mur-à-mur ce qui fait qu’on ne tient plus du tout compte d’enjeux propres à chaque salarié comme la conciliation travail-famille », explique M. Émond.

Sonya Leboeuf, du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration de Chaudière-Appalaches (CSN)

Le personnel du réseau de la santé et des services sociaux a l’impression de se faire presser le citron. « Le résultat de la pénurie de la main-d’œuvre et de la dégradation des conditions de travail c’est que les gens tombent malade ou quittent le réseau », explique Sonya Leboeuf du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration de Chaudière-Appalaches (CSN), « dans notre syndicat, sur 1700 membres réguliers environ, il y en a toujours une bonne centaine sur l’assurance-salaire parce que le travail les a rendus malades. Sur 285 embauches dans notre catégorie au CISSS Chaudière-Appalaches l’an dernier, 80 personnes n’ont même pas fini l’année avec nous. »

Des solutions pour contrer la pénurie

Nicole Cliche, du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale (CSN)

Les syndicats CSN ont des solutions à proposer pour contrer la pénurie de la main-d’œuvre. « Si on veut régler le problème de la pénurie de la main-d’œuvre, il faut être attrayant, le réseau de la santé doit revenir un employeur de choix », dit Nicole Cliche du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale (CSN), « ce n’est pas compliqué : les gens ont besoin d’un bon salaire, de vacances et de stabilité. »

L’expérience récente du syndicat la pousse à croire qu’il faut ramener la gestion plus près des gens. « Il faut éviter le mur-à-mur et la gestion par ratio, il faut revenir à la base et gérer à partir de la réalité terrain des différentes équipes », explique Nicole Cliche, « ce qui importe surtout c’est d’écouter les salarié-es et de travailler avec les syndicats pour trouver des solutions conjointes. Ça crève les yeux : les solutions centralisées et la gestion autoritaire, ça ne fonctionne pas. »

Ann Gingras, présidente du conseil central

« Il y a des négociations qui s’en viennent, il faut en profiter pour se mettre en mode solution plutôt que de chercher la confrontation comme le fait le gouvernement avec ses offres actuelles. Les employé-es à la base ont des solutions, il est temps de les écouter », croit Ann Gingras, « ce n’est pas qu’une question d’argent, le réseau doit prendre de toute urgence un virage humaniste, il faut laisser de côté la gestion comptable à la petite semaine pour revenir à la base : soigner des gens dans la dignité. » Pour que le système fonctionne, il faut de toute urgence engager plus de personnel pour mettre fin aux situations systématiques de sous-effectif. « Pour être attractif et déjouer la pénurie de main-d’œuvre, on ne peut se permettre de se concentrer que sur un ou deux titres d’emploi, il faut améliorer les conditions de travail de tous les employé-es pour leur permettre de souffler un peu », propose Ann Gingras.

Pour la syndicaliste, afin de redresser la situation, il faut également revenir à un modèle plus décentralisé, proche des gens et des employé-es. « Il faut revaloriser le modèle des CLSC, redonner leur place aux services sociaux et aux services de santé de proximité, reconnaitre l’expertise des employé-es et redonner aux gens la fierté de leur système de santé. »

À propos

Les syndicats CSN représentent près de 20 000 personnes œuvrant dans toutes les catégories du réseau de la santé et des services sociaux (sauf la catégorie 1 soit le personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires). Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) compte 250 syndicats représentant plus de 45 000 membres, tant dans le secteur public que privé.

Réforme Roberge en éducation : un net recul pour le système scolaire

(Québec, le 27 janvier 2020.) – Le projet de loi no 40 consacre la fin des commissions scolaires et met fin à une instance démocratique régionale. Les décisions prises à Québec, au ministère de l’Éducation, n’auront donc plus de contrepoids régional significatif.

« Le projet de loi no 40 ne fait pas qu’abolir les commissions scolaires ainsi que les conseils des commissaires, il a des impacts sur plusieurs aspects du système scolaire. Par exemple, les centres de services n’auront plus à promouvoir et valoriser l’éducation publique dans notre société. Si la promotion revient aux écoles, on peut se demander quel genre d’impact ça aura », lance Stéphanie Richer, présidente du Syndicat des employées et employés du personnel de soutien de la Commission scolaire de Charlevoix (CSN).

« On peut se demander si la réforme profitera vraiment à la population étant donné que ce projet ne contient à peu près pas d’ajouts aux services directs à l’élève et à la loi sur l’instruction publique, ça ne traite presque exclusivement que de gouvernance », dénonce Éric Larouche, vice-président du Syndicat soutien scolaire des Navigateurs (CSN), « on peut se demander ce qu’il y a réellement là-dedans pour les élèves et les employés du système scolaire. »

Mise en compétition des écoles entre elles

« Un des problèmes que le projet de loi va entraîner c’est la mise en compétition des écoles entre elles pour attirer des élèves, ça va être très difficile pour certaines écoles de villages », affirme Manon Truchon, présidente du Syndicat de soutien de la commission scolaire des Appalaches (CSN). Permettre aux parents de choisir l’école de leur enfant pourrait avoir des effets pervers. Ce sont les écoles qui se verront dans l’obligation de promouvoir leur milieu, de publiciser leurs services alors que présentement c’est aux commissions scolaires que revient cette tâche. « L’école est un milieu d’éducation avant tout ! Ce n’est pas un endroit où il faudrait prévoir un conseiller en marketing pour attirer une clientèle », s’insurge la présidente du syndicat. 

Moins de démocratie

Le projet de loi no 40 donne le pouvoir à un nombre restreint de personnes bénévoles qui vont siéger sur les conseils d’établissement et qui seront les seuls à élire les conseils d’administration des nouveaux centres de services scolaires. Le taux de participation aux élections dans les commissions scolaires était faible, nous en convenons, et la démocratie scolaire se devait d’être améliorée. « Avant de modifier une structure en raison d’un manque d’intérêt de la population à participer aux élections des personnes commissaires, il aurait dû y avoir une analyse approfondie d’un remodelage de votation », pense Isabelle Larouche, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire des Découvreurs (CSN), « par exemple, les élections scolaires auraient pu se faire en même temps que les élections municipales ou provinciales. »

Un risque pour les emplois en région

Le projet de loi prévoit que le ministre de l’Éducation peut imposer des regroupements de services avec d’autres organisations ou entre les différents centres de service scolaires. « Les possibles fusions de services (taxes, paies, services technologiques) avec d’autres commissions scolaires ou encore des municipalités ouvriront la porte à la sous-traitance, à la perte d’emploi et à une perte d’expertise interne », pense Mme Larouche.

L’autre inquiétude pourrait venir d’un regroupement de services avec une autre organisation, comme le secteur privé, ce qui pourrait faire perdre des emplois ou diminuer les heures de ceux et celles qui travaillent dans les commissions scolaires actuelles. Ce remue-ménage insécurise grandement le personnel et risque de rendre la qualité des services inégale d’une région à l’autre. La grande réforme en santé a d’ailleurs déstabilisé tout un réseau sans jamais démontrer qu’il y avait des économies en bout de ligne. « L’économie locale peut-elle aussi en souffrir ? Qui dit fusion dit probablement adieu aux achats locaux. Présentement, nos commissions scolaires font affaire avec des fournisseurs locaux pour l’achat de matériel comme les livres par exemple, est-ce que ça va disparaitre ? C’est un risque réel si on regarde ce qui s’est passé en santé », s’inquiète Stéphanie Richer.

Les ingrédients d’une réforme Barrette

Même si la réforme Roberge diffère de celle sur la santé de l’ancien ministre Gaétan Barrette, comme cette dernière, elle concentre plusieurs pouvoirs entre les mains du ministre et éloigne donc les décisions de la région. Que ce soit par le projet de loi no 40 ou d’autres projets de loi et directives, le ministre de l’Éducation aura notamment le pouvoir de fusionner plus facilement des centres de services scolaires, même s’ils ne sont pas limitrophes; il prendra les décisions importantes sur les constructions et les agrandissements d’écoles et il pourra forcer les achats en commun pour tout le Québec quand il le jugera avantageux. « Plusieurs ajouts traitent d’ingérence du ministre et du gouvernement sur des réparations, des modifications et l’aménagement de nos écoles et ça m’inquiète, car ces processus peuvent donner suite à des ententes de gré à gré ressemblant grandement à de la collusion », soulève Éric Larouche.

De la poudre aux yeux

« Le projet de loi no 40 ne concerne que les structures et ne s’intéresse pas à l’éducation des élèves », dénonce Martine Robichaud, présidente du Syndicat de soutien scolaire Bellimont (CSN), « il ne contient aucune mesure pour ajouter des services aux élèves en difficulté ou favoriser la réussite scolaire, rien non plus sur la surcharge de travail du personnel de soutien. » De plus, le syndicat maintient qu’il n’y a pas d’économie à réaliser avec la réforme proposée si on considère tous les coûts engendrés par les changements. « Notre syndicat est en désaccord avec ce projet de loi puisqu’au lieu de s’attaquer aux services à l’élève, le ministre met l’emphase sur les structures », explique la présidente du syndicat.

« Cette réforme n’est que de la poudre aux yeux », maintient Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « elle ne vise qu’à satisfaire le noyau dur de la clientèle électorale de la CAQ et centraliser les pouvoirs au bureau du ministre alors qu’il y a tant de problèmes en éducation auxquels il faudrait s’attaquer de toute urgence ». Plutôt que de s’intéresser aux structures et à la bureaucratie, le ministre ferait mieux de s’attaquer au sous-financement chronique et à l’inégalité qui s’est installée au cœur du système d’éducation depuis plusieurs années. « L’école publique doit favoriser l’égalité des chances et le progrès social, nous appelons le ministre à s’atteler à ces chantiers plutôt qu’à un énième brassage de structures », a conclu Ann Gingras.

Canada Bread (Bimbo)

C’est réglé à Canada Bread (Bimbo)

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Boulangerie Vincent-Massey (CSN) ont adopté à 81% une nouvelle convention collective d’une durée de cinq ans.

Fruit de la fusion de deux conventions collectives, la nouvelle convention prévoit des augmentation de salaire de 10% à 22% sur 5 ans selon le cas. Les travailleuses et les travailleurs ont également adopté à 88% des modifications à leur plan d’assurance collective ainsi qu’un nouveau plan d’assurance dentaire (à 71%).

Selon le président du syndicat, Patrick Mumba, cette entente est le début d’une nouvelle solidarité entre les travailleurs et les travailleuses des deux anciennes unités d’accréditation.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Boulangerie Vincent-Massey (CSN) regroupe 90 salariés de la boulangerie Canada Bread (Bimbo) située dans le parc industriel Saint-Malo à Québec. Il s’agit d’une usine ancienne qui a été modernisée et agrandie récemment. Elle produit différentes sortes de petits pains (tortilla, sous-marin, hot-dog, hamburger, etc.). 

Le comité de négociation avec l’exécutif et leur conseillère syndicale Geneviève Gauthier

Vote de grève à 95 % chez Acier Leroux

Québec, 25 janvier 2020. – Réunis en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleurs d’Acier Leroux-Québec (CSN) ont rejeté les dernières offres de l’employeur. Un vote de grève à être exercé au moment jugé opportun, adopté à 95 %, a été tenu dans la foulée.

« Notre objectif n’est pas d’aller en grève, mais l’employeur doit comprendre que, dans le contexte actuel, les travailleurs s’attendaient à plus et mieux. La recette pour éviter un conflit de travail est simple : il doit bonifier ses offres salariales », a déclaré Serge Beaulieu, président du syndicat. Le comité de négociation du syndicat annonce qu’il est disponible en tout temps pour négocier.

« Les employeurs doivent comprendre que le contexte de pénurie de main-d’œuvre et la bonne santé économique de la région ont changé la donne pour les travailleuses et les travailleurs », a déclaré Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « c’est normal que les gens veulent améliorer leur sort et obtenir de meilleures augmentations de salaires ».

« Le conseil central est derrière le syndicat et nous allons soutenir les travailleuses et les travailleurs dans leurs démarches pour obtenir satisfaction »  a conclu Ann Gingras.

Vote de grève des chauffeurs-accompagnateurs du service de transport médical et d’accompagnement de la Capitale-Nationale

Vote de grève des chauffeurs-accompagnateurs du service de transport médical et d’accompagnement de la Capitale-Nationale

Québec, 13 janvier 2020. – Réunis en assemblée générale ce soir, les membres du Syndicat des employés de transport médical de la Capitale-Nationale (CSN) ont voté à 94% un mandat de moyen de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Les chauffeurs-accompagnateurs du service de transport médical et d’accompagnement de la Capitale-Nationale, à l’emploi de Dessercom, sont soumis à la loi des services essentiels.

L’enjeu au cœur du litige porte sur les salaires des membres du syndicat. Une lettre d’entente, signée en décembre 2017, prévoyait une maigre augmentation de 0,25$ de l’heure au 1er janvier. Or, les salaires des chauffeurs-accompagnateurs sont excessivement bas. Un chauffeur-accompagnateur qui débute aujourd’hui chez Dessercom gagne le salaire minimum, soit 12,50 $ de l’heure depuis mai dernier. Entre 18 et 36 mois, il reçoit 13 $ de l’heure. Après trois (3) ans son salaire est de 13,75 $ de l’heure et n’augmente plus.

« Nos membres revendiquent que leur emploi soit reconnu ainsi qu’une bonification majeure du salaire afin de contrer la pénurie de main d’œuvre qui sévit actuellement » a déclaré Yves Forgues vice-président du Syndicat des employés de transport médical de la Capitale-Nationale (CSN). Les chauffeurs-accompagnateurs du service de transport médical et d’accompagnement de La Capitale-Nationale Inc., chez Dessercom, sont sans contrat de travail depuis le 17 mai 2019. La négociation pour le renouvellement de leur convention collective est en cours depuis déjà onze mois (février 2019). « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris un vote de grève aujourd’hui mais il faut faire avancer la négociation et s’il faut aller en grève pour obtenir justice, nous le ferons » a-t-il ajouté.

« Nous faisons appel à la conscience de Dessercom, un OSBL impliqué dans notre communauté, et appelons la direction de l’organisme à revenir à la table de négociation et offrir un salaire décent à ses chauffeurs-accompagnateurs » a commenté Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Advenant le cas où la direction s’entêterait à ne pas reconnaître le travail de ses employés à sa juste valeur, les membres du syndicat savent qu’ils et elles peuvent compter sur l’appui inconditionnel du conseil central et de toute la CSN » a conclu Mme Gingras.