C’est réglé

Quelques brèves sur les dernières ententes signées dans la région


Université Laval

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (CSN) a arraché in extremis une entente de principe à la veille d’une première journée de grève. L’entente a été adoptée à 91,3 % par les membres du syndicat, le 26 avril dernier.

Pour Christine Gauthier, présidente du SCCCUL-CSN, c’est « une bonne nouvelle que de parvenir à s’entendre sur un contrat de travail faisant avancer les conditions de travail et d’enseignement des chargées et chargés de cours à l’Université Laval. »

La nouvelle convention collective sera effective dès la signature et jusqu’en décembre 2022. « Nous sommes satisfaits des résultats obtenus lors de cette négociation, déclare Christine Gauthier, notamment sur le plan du rattrapage salarial que nous avons accepté de répartir de 2018 à 2021 et sur le plan de l’ajustement de la convention aux nouvelles réalités de l’enseignement, dont la formation à distance. »


L’assemblée générale du 8 juin dernier. Photo: Ann Gingras

Garant à Woodstock

Les membres de la section Woodstock, au Nouveau-Brunswick, du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des d’Outils Garant (CSN) ont approuvé, samedi 8 juin dernier, à 93 %, l’entente de principe intervenue avec leur employeur. La nouvelle convention reprend essentiellement les éléments de la convention de la section québécoise du syndicat pour ce qui est du normatif, elle prévoit des augmentations de salaire de 12,4 % sur 5 ans et un rattrapage salarial pour plusieurs appelations d’emploi. Le syndicat a l’intention de compléter le rattrapage salarial lors de la prochaine négociation. Solidarité!


TÉLUQ

Une entente est intervenue en juillet dans le dossier de la TÉLUQ après près de six mois de grève des tutrices et des tuteurs. Les syndiqué-es ont adopté à 62 % la recommandation du conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.L’entente vient encadrer plusieurs enjeux cruciaux, dont la rémunération et la sous-traitance, et établit des balises protégeant les emplois des syndiqué-es. Les négociations ont duré deux ans et furent le théâtre du plus long conflit du monde de l’enseignement au Québec. Malgré une mobilisation exemplaire, les tutrices et les tuteurs ont majoritairement souhaité ne pas mettre davantage en péril le parcours de leurs étudiantes et de leurs étudiants.


CHP

Des gains majeurs à la Résidence Le Tremplin

Les travailleuses et les travailleurs de la Résidence Le Tremplin, en Beauce, ont signé, le 18 juin dernier, une première convention collective. Nouvellement syndiqués à la CSN, la vingtaine de salarié-es font des gains majeurs avec cette première convention collective qui prévoit des augmentations de salaire à la signature allant de 8 % à 11 %.

On parle de près de 3 000 $ par année de plus pour les salarié-es. Entre autres gains, on note aussi l’ajout d’une 4e et d’une 5e semaine de vacances après respectivement 10 et 20 ans de service. De plus, les salarié-es pourront dorénavant faire reconnaître leur expérience de travail obtenue ailleurs pour la progression dans l’échelle salariale.

La négociation fut très rapide dans ce dossier, l’accréditation syndicale ayant été accordée il y a tout juste cinq mois.

« C’est une très bonne entente, nous sommes très contents, » a déclaré Gilles Gagné, président du Syndicat des centres d’hébergement privés de la région de Québec (CSN), « cette négociation devrait inspirer les autres employeurs du secteur qui sont, eux aussi, aux prises avec le même genre de problèmes. »


Sanimax

Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sanimax (CSN) ont adopté à 79 %, le 9 juin, l’entente de principe intervenue avec leur employeur.

La convention collective prévoit des augmentations salariales de 2,5 % pour 2018 et 2019 et de 2,25 % pour 2020, la demi-heure de repas payée pour tout le monde, un crédit de 325 $ par année pour l’achat d’outils des mécaniciens du département de garage et la bonification de la prime de soir à 1 $ de l’heure et de la prime de nuit à 1,25 $ de l’heure.


Autres ententes

Dupont Canada – Adoptée à 61 % le 27 avril.

Véolia, division huiles usées – Proposition de la médiatrice adoptée à 93 % le 5 mai.

Stationnement d’Expocité – Adoptée à 89% le 12 juin.

Centre international de séjour – Adoptée à 100 % le 18 juillet.


Extrait du numéro de septembre 2019 du journal Le Réflexe.

Les syndicats de la Davie interpellent les candidates et les candidats

Stratégie nationale en matière de construction navale

Les syndicats de la Davie interpellent les candidates et les candidats

Québec, 12 septembre 2019. – Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) et les trois syndicats CSN de Chantier Davie profitent de la campagne électorale pour interpeller les candidates et les candidats de la région sur la Stratégie nationale en matière de construction navale et sur l’avenir du chantier maritime québécois.

« À la suite de la sortie d’hier, en compagnie du maire Lehouillier, il est clair qu’un certain flou politique flotte autour de l’avenir de la Davie », explique la présidente du conseil central, Ann Gingras. La valse-hésitation de Steven Blaney, candidat conservateur, est à ce chapitre éloquente. « Un jour il refuse de dire s’il poursuivra le processus pour intégrer un troisième chantier dans la stratégie nationale de construction navale, le lendemain il est pour », illustre Ann Gingras.

En conséquence, afin d’en avoir le cœur net, le conseil central et les trois syndicats CSN de la Davie vont interpeller tous les candidats qui se présentent dans tous les comtés de Québec et de Chaudière-Appalaches pour savoir où ils logent quant à l’avenir du chantier maritime de Lévis. « On veut savoir s’ils s’engagent à corriger l’injustice historique subit par Chantier Davie et à l’inclure dans la Stratégie nationale en matière de construction navale », précise Ann Gingras.

L’inclusion de Chantier Davie dans la Stratégie nationale en matière de construction navale et l’opportunité de pouvoir enfin soumissionner sur les contrats de construction de la garde côtière, est la seule façon d’assurer l’avenir à long terme du plus grand chantier naval au Canada et de le développer à son plein potentiel. « On parle de bons emplois pour une génération, ce n’est pas banal, les candidats doivent se prononcer clairement », conclut la présidente du conseil central.

Groupe Capitale Médias : les syndiqué-es favorables à développer un modèle coopératif

La FNC entame dès maintenant ce vaste chantier avec l’appui de la firme MCE Conseils et rencontrera à nouveau les membres pour leur soumettre un plan d’affaires qui s’articule autour du modèle coopératif.

Convoqués en assemblée extraordinaire, les syndiqué-es touchés par la crise du Groupe Capitale Médias (GCM) ont adopté la proposition soumise par la Fédération nationale des communications – CSN, afin d’élaborer un plan d’affaires visant la mise sur pied d’un projet de reprise sous forme de coopérative impliquant la participation des employé-es. Cette démarche a comme objectif de leur permettre de participer activement à la relance de leurs différents quotidiens.

Une opportunité à saisir
« Ce que nous avons proposé aux membres est avant tout une approche qui les replace au cœur de la démarche, nous sommes persuadés qu’une relance crédible de ces quotidiens passe inévitablement par leur participation. En optant pour une coopérative leur permettant de participer à la propriété et à la gouvernance de l’entreprise, par exemple, nous souhaitons développer un partenariat proactif avec d’éventuels partenaires, quels qu’ils soient. Malgré l’adversité actuelle, nous avons une opportunité à saisir en proposant des modèles de propriété et de gestion novateurs qui contribueront à assurer de manière pérenne l’accès à une information de qualité dans les différentes régions du Québec », explique Pascale St-Onge, présidente de la FNC-CSN.

Le membres des syndicats du Soleil, du Nouvelliste, du Droit, de la Voix de l’Est et du Quotidien se sont prononcés en faveur de la proposition de la fédération et un comité provisoire, constitué des représentants de chaque quotidien, a été mis en place pour assurer la suite des travaux. La FNC entame donc dès maintenant ce vaste chantier avec l’appui de la firme MCE Conseils et rencontrera à nouveau les membres pour leur soumettre un plan d’affaires qui s’articule autour du modèle coopératif.

Fonctionnement d’une coopérative impliquant les employé-es
Une coopérative est composée de deux structures principales de gouvernance avec, en premier lieu, l’assemblée générale de tous les membres. Celle-ci élit le conseil d’administration, prend connaissance des rapports annuels, vote la disposition des trop-perçus s’il y a lieu et décide des grandes orientations de la coopérative.

Une fois élu, le conseil d’administration de la coopérative met en œuvre les décisions de l’assemblée générale, vote le remboursement des parts s’il y a lieu, prépare les assemblées, nomme son ou ses représentant(s), favorise l’éducation économique des membres et leur appropriation des enjeux de l’entreprise.

« La force de cette approche, c’est qu’elle permet d’envisager une participation active de différents acteurs pour la survie des médias, dans ce cas-ci les travailleuses et les travailleurs. Mais c’est très envisageable de développer un modèle coopératif qui additionnerait la participation des communautés d’affaires et des citoyens, par exemple. L’opportunité est là et nous allons travailler en ce sens afin de proposer un modèle innovant et performant pour la relance des quotidiens», conclut Pascale St-Onge.

Photo : l’assemblée des trois syndicats du Soleil

Le conseil central prêt à affronter les défis à venir

Installation des nouveaux dirigeant-es et du comité de surveillance lors du congrès.

Québec, 21 juin 2019. – Les personnes militantes du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) ressortent de leur congrès triennal énergisés et mobilisés. « Nos débats ont porté sur les enjeux de l’heure : lutte aux changements climatiques, réforme des lois sur la santé-sécurité au travail, immigration et pénurie de main-d’œuvre », explique Ann Gingras, présidente du conseil central, « nous sommes prêts à affronter les défis de la période. »

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