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Manifestation des grévistes d’Olymel à Vallée-Jonction

Les grévistes d’Olymel ont défilé à Vallée-Jonction pendant le congé des Patriotes. Photo : Louise Leblanc

Grève à Olymel Vallée-Jonction

Le syndicat rend visite à un haut dirigeant de l’employeur

Lors d’une manifestation tenue aujourd’hui le 24 mai dans les rues de Vallée-Jonction, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) et leurs allié-es ont visité un des hauts dirigeants de leur employeur.

Les grévistes devant la résidence de Maïco Rodrigue, vice-président d’Olymel. Photo : Louise Leblanc

« Ce matin, nous avons manifesté dans les rues de Vallée-Jonction et nous nous sommes rendus à la résidence de Maïco Rodrigue, le vice-président, porc frais d’Olymel, un citoyen respecté de la ville, afin de lui livrer le message suivant : les travailleuses et les travailleurs de notre usine méritent autant le respect que la haute direction de l’entreprise. Depuis 2003, il a, entre autres, été directeur de notre usine et il connaît très bien les conditions difficiles dans lesquelles nous travaillons, de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ. Depuis le début du conflit le 28 avril dernier, l’employeur n’est même pas revenu sur les demandes salariales que nous leur avons pourtant déposées le 19 avril. Pire encore, lors de la dernière séance de conciliation, l’employeur a déposé de nouvelles demandes de reculs qui n’étaient pas incluses dans leur premier dépôt. Pour nous, il est clair qu’Olymel n’a pas du tout l’intention de régler rapidement le conflit actuel ».

« À chaque négociation, c’est sensiblement le même scénario : l’employeur affiche constamment un mépris envers ses salarié-es en déposant des demandes de reculs totalement déraisonnables, ce qui mène presque toujours au conflit, de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN. Or, depuis 2007, les plus bas salarié-es de cet abattoir touchent, à ce jour, seulement 1,13 $ de plus l’heure, ce qui les a fortement appauvris. Quand un employeur vit un grave problème de rétention qui lui révèle que depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées et que près de 1700 salarié-es ont quitté leur milieu de travail, il est clair qu’il doit agir en bonifiant les conditions de travail qu’il offre ».

Barbara Poirier, vice-présidente du conseil central. Photo : Louise Leblanc

« Il est décevant de voir un citoyen corporatif de l’ampleur d’Olymel traiter si cavalièrement ses salarié-es. Dans notre région, sa mauvaise réputation est bien connue et nous nous souvenons très bien des autres conflits que nous avons traversés ailleurs au Québec, de confier Barbara Poirier, vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Olymel nous connaît aussi très bien et la haute direction devra comprendre à nouveau que nous restons solidaires des revendications du syndicat, que nous allons lutter à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent un règlement à la hauteur de leurs attentes ».

« Reconnus essentiels durant la pandémie, les travailleuses et les travailleurs de Vallée-Jonction sont demeurés au front depuis mars 2020 et ont maintenu la production, parfois même au péril de leur santé. Malgré leur important engagement en ces temps plus que difficiles, l’employeur se comporte comme nous l’avons toujours connu et ne démontre pas la moindre reconnaissance envers elles et eux. La CSN va donc tout mettre en œuvre pour soutenir la lutte et les efforts acharnés de ces travailleuses et travailleurs parce qu’ils méritent le respect, le salaire et les conditions de travail qui reconnaissent la dureté de leur labeur », de conclure David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Les travailleuses et les travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction sont en grève générale illimitée depuis le 28 avril 2021. Photo : Louise Leblanc

Grève du personnel de soutien des cégeps

Grève du personnel de soutien des cégeps

Sans nous, les cégeps ferment leurs portes

Québec, 18 mai 2021. – Les syndicats du personnel de soutien des cégeps de Québec–Chaudière-Appalaches, affiliés à la CSN, entameront demain trois journées consécutives de grève comme leurs collègues du reste de la province. Ils constatent que, malgré les sorties médiatiques du premier ministre qui dit vouloir en arriver rapidement à une entente, les représentants patronaux n’ont toujours pas les mandats nécessaires pour négocier de réelles améliorations, tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires.

Des piquets de grève seront dressés devant les cégeps Limoilou, Sainte-Foy, St-Lawrence, Lévis-Lauzon et Beauce-Appalaches.

« Nos membres sont fiers de travailler dans le milieu collégial. Nous savons que notre rôle est essentiel et que jamais le cégep ne pourrait fonctionner sans nous. Les citoyens et les citoyennes de la région sont conscients de l’importance des cégeps pour l’économie locale et la culture. Pourtant, Il n’y a pas de reconnaissance de la part du gouvernement face à notre travail qui se fait souvent dans l’ombre », déclare Sylvie Rioux, présidente du Syndicat du personnel de soutien du cégep de Limoilou (CSN).

Négociations bloquées

Malgré le discours gouvernemental, la partie patronale n’est pas au rendez-vous. Après quelques séances prometteuses dans la foulée de la conférence de presse du premier ministre, le 2 mai, les patrons n’ont donné que très peu de disponibilités et ont quitté la table de négociation. Depuis un an, l’attitude patronale n’a pas changé. Au lieu d’offrir de bonnes conditions de travail aux personnes commençant leurs carrières dans le réseau, ils demandent des reculs qui auraient pour effet d’augmenter davantage la précarité.

Le gouvernement doit cesser d’avoir les yeux rivés sur seulement deux ou trois titres d’emploi et considérer les réseaux dans leur ensemble. S’il ne le fait pas, les pénuries de personnel dans les cégeps vont augmenter et elles auront inévitablement des impacts sur la qualité de l’enseignement supérieur.

Urgence d’agir

« C’est déplorable que le gouvernement refuse toujours d’agir pour relever les services publics. Depuis plus d’un an et demi, le gouvernement revient toujours avec les mêmes offres insuffisantes d’augmentations salariales de 5 % sur trois ans et pire encore, il fait de la désinformation sur la place publique, » dénonce Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Il nous fait la démonstration qu’il ne saisit pas l’ampleur de la crise qui sévit dans tous les réseaux du secteur public. Pour contrer la pénurie de personnel et retenir les gens déjà en poste, il faut améliorer significativement les conditions de travail et les salaires des travailleuses et des travailleurs des services publics. C’est urgent! »

À propos

Les syndicats du personnel de soutien des cégeps Limoilou, Sainte-Foy, St-Lawrence, Lévis et Beauce-Appalaches représentent notamment les manœuvres, l’ensemble du personnel technique (travaux pratiques, administration, informatique, etc.), les agentes et agents de soutien administratif ainsi que les ouvrières et ouvriers spécialisés à l’emploi des cégeps.

Ils sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), qui compte 250 syndicats représentant 45 000 membres tant dans le secteur public que privé, et bien sûr, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Olymel : déception face aux nouvelles demandes de reculs de l’employeur

Les travailleuses et les travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction sont en grève générale illimitée depuis le 28 avril 2021

Grève à Olymel Vallée-Jonction

Déception face aux nouvelles demandes de reculs de l’employeur

Lors de la seconde rencontre de conciliation tenue ce matin, le comité de négociation du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) a reçu la contre-proposition d’Olymel sur les clauses normatives.

« Ce matin, nous avons reçu de nouvelles demandes de reculs qui n’étaient pas incluses dans leur premier dépôt. Pour nous, il s’agit donc d’une autre insulte, d’un nouveau manque flagrant de respect qui nous indique qu’Olymel n’a pas du tout l’intention de régler rapidement le conflit actuel, de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ. Rappelons simplement que depuis 2007, les plus bas salarié-es de notre usine touchent, à ce jour, seulement 1,13 $ de plus l’heure, un appauvrissement qui cause un grave problème de rétention à Vallée-Jonction. Depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées chez Olymel Vallée-Jonction et près de 1700 salarié-es ont quitté leur emploi. Il y a donc un sérieux problème et seule une amélioration générale des conditions de travail pourra en venir à bout ».

Augmentation du nombre de porcs en attente à près de 74 000

« Bien entendu, nous sommes sensibles à la réalité des éleveurs de porcs qui doivent composer avec cette attitude intransigeante à notre égard. Nous ne pouvons leur dire simplement que nous sommes prêts à négocier et qu’actuellement, la balle est dans le camp de l’employeur s’il veut régler cette négociation rapidement », de conclure monsieur Maurice.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme, et au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Grève dans les cégeps : les enseignantes et enseignants exigent mieux pour le réseau collégial

Grève dans les cégeps :

Les enseignantes et enseignants exigent mieux pour le réseau collégial

Québec, 11 mai 2021. – Alors que le gouvernement Legault continue de multiplier les opérations de communication concernant la négociation du secteur public, les syndicats d’enseignantes et enseignants des cégeps de Limoilou, Garneau, Lévis, Champlain St-Lawrence, Beauce-Appalaches, Thetford et du Centre d’études collégiales en Charlevoix entament une grève dès ce midi, et ce, jusqu’à jeudi midi. Pour les enseignantes et les enseignants, plutôt que de miser sur les relations publiques, le gouvernement doit prendre acte des besoins dans le réseau collégial et cesser de gérer les services publics selon ses seules priorités électorales.

Revendications

Les enseignantes et enseignants de cégep dénoncent le manque d’ouverture et le refus d’entendre le bien-fondé de nombreuses demandes, alors que celles-ci permettraient de contribuer à l’atteinte des objectifs en éducation du gouvernement.

« On ne fait pas la grève de gaieté de cœur mais parce que le gouvernement nous pousse à bout et persiste à faire la sourde oreille à nos demandes. Nous constatons au quotidien une série de problèmes qui touchent les conditions d’enseignement et d’apprentissage et nous souhaitons y apporter des solutions pérennes », explique Robin Cormier, président du Syndicat des professeures et professeurs du cégep Limoilou (CSN).

« À titre d’exemple, même s’ils et elles donnent le même cours, les chargé-es de cours à la formation continue reçoivent 50 % du salaire des enseignantes et enseignants au régulier. Ce n’est pas attrayant et nous allons avoir de plus en plus de difficulté à attirer des personnes qualifiées pour assurer ces formations qui jouent pourtant un rôle essentiel. Pour renverser la vapeur, le gouvernement doit bonifier la rémunération des chargé-es de cours à la formation continue », ajoute Hélène Nazon, vice-présidente à l’information du Syndicat des professeur-es du Collège François-Xavier-Garneau (CSN).

Du côté des programmes de techniques lourdes de la santé, on entend le même son de cloche avec un manque de ressources qui a des conséquences très concrètes. Cet état de fait alourdit considérablement la tâche et complique l’attraction d’infirmières enseignantes, par exemple, alors que ce sont des disciplines en grande demande dans un contexte de pénurie dans le réseau de la santé. Cette situation est préoccupante et des sommes supplémentaires sont exigées afin de répondre aux besoins criants dans ce secteur de formation.

Les enseignantes et enseignants revendiquent également plus de ressources pour encadrer et soutenir les prochaines cohortes étudiantes dont le cheminement scolaire aura été grandement affecté par la pandémie. « Un gouvernement qui fait de l’éducation une priorité doit tenir compte de ces préoccupations », commente Hélène Nazon.

« Qu’attend le gouvernement pour entendre les enseignant-es du réseau collégial? Les cégeps ont une grande importance socio-économique pour la vitalité de la région et on doit faire le nécessaire pour soutenir le réseau. Après 24 mois de négociation, faire la sourde oreille n’est pas une option et nous allons nous assurer que ce gouvernement entende la justesse des demandes des enseignant‑es », déclare Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

Cette importante mobilisation a également pour objectif de rappeler au gouvernement qu’il doit redresser la barre en matière de rémunération dans les services publics, où l’on trouve notamment une très forte proportion de travailleuses. « Aujourd’hui, ce n’est que le début d’un vaste mouvement à la CSN, des mandats de grève ont été adoptés dans tous les secteurs que nous représentons dans les services publics », conclut Ann Gingras. « Le gouvernement doit cesser de faire la sourde oreille et débloquer les mandats permettant d’améliorer les salaires et les conditions de travail du personnel qui tient le fort dans l’ensemble des réseaux depuis le début de la pandémie. »

À propos

Les syndicats des enseignantes et des enseignants des cégeps de Limoilou, Garneau, Lévis-Lauzon, Champlain St-Lawrence, Beauce-Appalaches, Thetford et du Centre d’études collégiales en Charlevoix dans la région de Québec–Chaudière-Appalaches sont affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (CSN), qui est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec, et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

Olymel : l’employeur négocie sur la place publique

Les travailleuses et les travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction sont en grève générale illimitée depuis le 28 avril 2021

Sans négocier avec le syndicat, Olymel négocie sur la place publique

Depuis le déclenchement de la grève générale illimitée le 28 avril dernier, alors que des dates de négociation étaient déjà prévues aux agendas des deux parties, Olymel a décidé d’ignorer le syndicat et de diffuser des informations trompeuses liées à la négociation sur la place publique.

« Au lieu de négocier sur la place publique et de diffuser des informations trompeuses, l’employeur devrait revenir à la table de négociation en présence du conciliateur qu’il a lui-même demandé afin d’en arriver à une entente négociée, et ce, dans les plus brefs délais. Dans les médias, Olymel a déclaré qu’il y avait urgence, au même moment où il refuse de négocier avec diligence avec notre syndicat, de dénoncer Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ). Aujourd’hui même, dans le cadre de notre première rencontre de conciliation, l’employeur nous a dit qu’il n’avait aucune intention de revenir sur notre dépôt monétaire alors qu’il s’était engagé à un retour global sur l’ensemble de nos demandes la semaine dernière. Pire encore, à l’issue du rendez-vous d’aujourd’hui, l’employeur ne s’est pas rendu disponible avant le 18 mai pour la prochaine rencontre, malgré deux autres dates proposées par le conciliateur ».

« Depuis le début de cette pandémie, la haute direction de Vallée-Jonction est demeurée enfermée à double tour dans leurs bureaux alors que plusieurs travailleuses et travailleurs qui rentraient à l’usine tombaient malades. Le travail est toujours aussi difficile dans un abattoir et la pandémie ajoute du stress à tout le monde, de renchérir monsieur Maurice. Olymel sait très bien que nous faisons face à un sérieux problème de rétention de la main-d’œuvre : depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées à Vallée-Jonction et près de 1700 salarié-es ont quitté leur emploi. L’employeur devra comprendre que pour retenir son monde, il doit bonifier les conditions de travail. En 15 ans, nos taux horaires ont simplement augmenté d’un peu plus d’un dollar, ce qui nous a appauvris chaque année durant cette période. Finalement, dans toutes nos négociations avec Olymel, qui se déroulent rarement sans qu’il y ait un conflit, nous sentons cette culture de mépris, ce manque de respect à notre égard. Voilà pourquoi nous en sommes encore rendus au stade de la confrontation avec eux ».

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme, et au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.