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Entente de principe à la Station de ski Stoneham

Québec, 22 décembre 2019. – À la suite d’une séance de négociation intensive hier, le Syndicat des employé-es de la station de ski de Stoneham (CSN) est heureux d’annoncer la conclusion d’une entente de principe jugée satisfaisante et dont il recommandera l’adoption. Aucun commentaire sur le contenu de l’entente ne sera émis avant de la soumettre aux membres du syndicat lors d’une assemblée générale à venir dans les prochains jours.

Rappelons que les membres du Syndicat des employé-es de la station de ski de Stoneham (CSN) avaient adopté à 86,7 % un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève à exercer au moment jugé opportun jeudi dernier.

À propos du syndicat

Le Syndicat des employé-es de la Station de ski de Stoneham (CSN) compte près de 150 membres en haute saison. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), à la Fédération du commerce (CSN) ainsi, bien entendu, qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Vote de grève à la Station de ski Stoneham

Québec, 19 décembre 2019. – Réunis en assemblée générale jeudi soir, les membres du Syndicat des employé-es de la station de ski de Stoneham (CSN) ont adopté à 86,7 % un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève à exercer au moment jugé opportun. « Il appartient maintenant à la partie patronale de faire un bout de chemin pour sauver la saison à la veille du congé des fêtes, » a déclaré Sébastien Noël, président du Syndicat des employé-es de la station de ski de Stoneham (CSN), à l’issue de l’assemblée.

Après sept rencontres de négociation, les parties avaient fait appel au service d’une conciliatrice du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Trois rencontres de conciliation ont eu lieu et se sont soldées par une hypothèse de règlement qui a été jugée insuffisante et rejetée par les membres du syndicat en assemblée générale.

« Là où le bât blesse, c’est vraiment au chapitre des salaires, » indique Sébastien Noël. Pour les syndiqué-es, il est inconcevable que leur salaire de base soit encore et toujours collé sur le salaire minimum. Notons que, dès le 1er mai 2020, le salaire du premier échelon de la classe 1 sera surpassé par l’augmentation du salaire minimum.

« Ces syndiqué-es ont déjà subi un lock-out lors du précédent renouvellement de convention collective, il y a cinq ans. Nous appelons, aujourd’hui, les porte-paroles de Resort of the Canadian Rockies (RCR), une compagnie basée en Alberta, à faire un bout de chemin afin d’éviter un arrêt de travail pendant le congé des fêtes, » a déclaré Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Dans tous les cas, les employé-es de la station de ski de Stoneham peuvent être assurés que le conseil central et toute la CSN seront derrière eux, quoi qu’il arrive, » a conclu la syndicaliste.

À propos du syndicat

Le Syndicat des employé-es de la Station de ski de Stoneham (CSN) compte près de 150 membres en haute saison. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), à la Fédération du commerce (CSN) ainsi, bien entendu, qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Chantier Davie intégré à la Stratégie nationale de construction navale

Chantier Davie intégré à la Stratégie nationale de construction navale

Une annonce historique pour les travailleuses et les travailleurs

Québec, 19 décembre 2019. – Après des mois de tergiversations, le gouvernement fédéral vient d’annoncer par voie de communiqué qu’un seul chantier s’est préqualifié pour intégrer la Stratégie nationale en matière de construction navale, il s’agit du Chantier Davie. « Il s’agit d’une annonce historique pour les travailleuses et les travailleurs, l’injustice de 2011 est enfin réparée », se réjouit Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

« C’est une grande victoire qui est le fruit du travail acharné des syndicats du chantier, du conseil central et de toute la CSN », souligne Ann Gingras. Pour la présidente du conseil central, la nouvelle ne pouvait pas mieux tomber, à la veille de Noël. « Après des années d’incertitudes, les travailleuses et les travailleurs vont enfin pouvoir se projeter dans l’avenir et cesser de s’inquiéter pour la pérennité de leur gagne-pain », rappelle Ann Gingras pour qui l’inclusion dans la Stratégie nationale de construction navale vient assurer du travail à la Davie pour au moins deux générations.

Rappelons que la Stratégie nationale en matière de construction navale est un projet à long terme qui vise à renouveler la flotte fédérale de navires. Il s’agit d’un partenariat forgé avec les chantiers maritimes afin de construire au pays les navires de la Marine royale canadienne et ceux de la garde côtière. On parle de contrats de plusieurs dizaines de milliards de dollars échelonnés sur plusieurs décennies. Lors de son lancement, en 2011, le Chantier Davie avait été écarté de la stratégie au profit de deux autres chantiers canadiens de moins grande envergure. Il est évident depuis des années, que les deux chantiers retenus à l’époque ne suffisent pas à la tâche et sont incapables de livrer la marchandise tandis que la Davie est sous-utilisée et vivote faute de contrats de construction navale.

« C’est réellement une injustice qui a été faite à la Davie et au Québec lors du lancement de la Stratégie nationale en matière de construction navale en 2011, il fallait absolument la réparer et c’est pour ça que nous nous sommes tant mobilisés sur ce dossier, aujourd’hui on peut crier victoire et se dire que grâce à la mobilisation de tous les acteurs concernés la justice a prévalue », dit Ann Gingras qui rappelle toutefois que l’annonce d’aujourd’hui ne garantit toujours pas de travail à court terme. « Pour boucler la boucle, il ne manque plus que l’annonce de contrats de construction pour Chantier Davie, que ce soit la construction du Diefenbaker, un brise-glace dont le contrat a été retiré à un chantier de la côte ouest récemment, ou un deuxième navire ravitailleur, l’Obélix, » conclut Ann Gingras.

Demandes d’expertises médicales en médecine du travail à l’extérieur de la région

Demandes d’expertises médicales en médecine du travail à l’extérieur de la région

« Si on voulait écœurer le monde, on ne s’y prendrait pas autrement »

Québec, 16 décembre 2019. – Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) dénonce l’abus dans les demandes d’expertises médicales au niveau des dossiers de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). « Nous avons remarqué que de plus en plus de nos membres étaient convoqués pour une expertise médicale dans une clinique en dehors de la région », dénonce Ann Gingras, présidente du conseil central, « si on voulait écœurer le monde, on ne s’y prendrait pas autrement ».

La goutte qui a fait déborder le vase est le cas d’un travailleur domicilié à Québec qui vient d’être convoqué à une expertise médicale en Outaouais par la CNESST. « Ce travailleur est malade et doit se déplacer jusqu’à cinq heures de chez lui. Pourtant, ce ne sont pas les spécialistes qui manquent à Québec », s’exclame Ann Gingras. Un employeur de Saint-Georges, en Beauce, trouve plaisir à envoyer ses travailleurs accidentés au centre-ville de Montréal. Quatre ont dû se déplacer au cours des derniers mois. Un des travailleurs, dont le rendez-vous avait été fixé à 9 h le matin, est parti de chez lui à 4 h du matin pour y arriver. Il s’est rendu à 9 h 15 et le médecin a refusé de le rencontrer. L’employeur a demandé à la CNESST de cesser ses indemnités à la suite de son retard. 

« Québec n’est quand même pas une petite région dépourvue de médecins. On joue à quoi, on cherche quoi comme objectif? », s’exclame la présidente du conseil central. L’organisation syndicale soupçonne tant les employeurs que la CNESST de vouloir décourager davantage les travailleuses et les travailleurs de poursuivre à vouloir défendre leurs droits.  

« En plus de causer du stress et des désagréments aux personnes, cette pratique engendre des frais importants pour les employeurs », dénonce Ann Gingras, « en plus de l’expertise en tant que telle, il faut rembourser les frais de déplacement, l’hébergement, le salaire des accompagnateurs, etc. » Tout cela alors même qu’un professionnel de la santé, le médecin traitant, s’est déjà prononcé.

Pour la présidente du conseil central, cette pratique illustre les dérives de la CNESST. « La gestion de la CNESST est maintenant calquée sur les pratiques du secteur de l’assurance privée et s’est placée manifestement à la solde des employeurs. Elle ne vise que la réduction des coûts liés à la réparation au lieu de se préoccuper de la personne vulnérable », dénonce Ann Gingras, « il y a une judiciarisation excessive et une surmédicalisation des dossiers de la CNESST qui occasionne des conséquences néfastes pour les travailleuses et les travailleurs du Québec. Le ministre responsable doit impérativement ordonner un rappel à l’ordre ».

« Il est plus que temps de revenir au principe de base qui a présidé à la rédaction de la Loi sur la santé et la sécurité au travail », conclut Ann Gingras, « dans les cas d’accidents de travail et de maladies professionnelles, la réparation est un droit inaliénable des travailleuses et des travailleurs ».

Mot de la présidente

Mes souhaits de Noël…. vraiment ???

Par Ann Gingras, présidente


Encore la période des Fêtes, ce temps de l’année où nous sommes joyeux et fébriles. Quoi souhaiter ? Qu’est-ce que je voudrais bien ? Hmmmm, plusieurs choses en commençant par des élu-es politiques qui représentent véritablement les intérêts de l’ensemble de la population et non une infime partie. 

C’est clair que le dossier des maternelles 4 ans me vient automatiquement à l’esprit. 

Quel bordel, la preuve d’un gouvernement borné, sans véritables préoccupations, ni pour les tout-petits ni pour les parents. Ah ! Nous sommes peut-être allés trop vite nous dit le premier ministre Legault. Tu penses ?????? Misère, c’est pourtant ce que l’on dit depuis le début.

Alors que le gouvernement caquiste dit que les surplus appartiennent à la population, on entend régulièrement que ce dernier souhaite des services de santé et une éducation de qualité. Cela signifie aussi des conditions de travail et des conditions salariales décentes pour le monde qui se consacrent aux autres, et ce, tous les jours. Voilà que l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) nous révèle que la rémunération globale des fonctionnaires québécois est 6,2 % moins élevée que celle de l’ensemble des autres salarié-es des entreprises de 200 employé-es et plus. J’ose espérer qu’une étude approfondie ne sera pas nécessaire pour que notre cher gouvernement comprenne que nos services publics sont loin d’être attrayants.

Pour rendre les milieux attrayants, ça prendrait, au départ, une bonne dose de respect. Comment expliquer la multiplication des médecins qui œuvrent pour les employeurs et qui remplissent leurs poches en écœurant les travailleuses et travailleurs qui sont victimes d’accidents de travail. 

Les médecins dits « experts » de l’employeur et les médecins traitants ont pourtant étudié la même chose, ils ont eu la même formation et tient, quand vient le temps d’un accident de travail, le médecin traitant est vu comme un deux de pique. Le Collège des médecins du Québec nous annonce qu’il travaille pour encadrer le domaine de l’expertise médicale. Je veux bien, mais il y a cinq ans, nous avions reçu Yves Robert du collège des médecins lors de notre journée thématique en santé-sécurité et il nous disait à l’époque que le collège y travaillait. Faudrait quand même que le résultat ne soit pas aussi long que pour être diplômé en médecine. Il s’agit carrément d’un détournement des fonds publics. Nous formons collectivement, à des frais faramineux, des individus pour pratiquer la médecine, pour soigner le monde et ces derniers finissent par se spécialiser en expertises médicales, en arbitrage médical et en étant au solde des employeurs. Tout ça alors que plusieurs n’ont même pas de médecins de famille. C’est honteux !

Là-dessus, le ministre du Travail nous promet une réforme en profondeur des lois en santé et sécurité au travail, ce qui devrait nous donner froid dans le dos puisque c’est un ancien procureur patronal. 

Dans mes souhaits, bien sûr, des contrats pour la Davie. Encore cette année, à l’aube du temps des Fêtes, les hommes et les femmes de ce chantier font face à un carnet de commandes, moins vide que d’habitude, mais aucun travail concret avant la fin de l’année  2020. Une décision d’un troisième chantier était imminente avant le déclenchement de la campagne électorale et là, plus personne n’en parle.

À vrai dire, nos revendications sont plus que des souhaits, plus que des rêves, mais plutôt des revendications justes, légitimes et plus que méritées. 

Bien qu’il ne reste que quelques jours à l’année 2019 pour se faire entendre, l’an 2020 doit être le reflet de notre volonté d’avoir gain de cause dans nos diverses luttes. Il n’y a aucune place pour de simples souhaits. Rien ne tombe du ciel selon la bonne foi de nos gouvernements ou des employeurs. Comme on dit, les bottines doivent suivre les babines. Si nous sommes convaincus de la justesse de nos revendications, démontrons toute notre détermination et notre solidarité les uns envers les autres.

Au nom de l’équipe du conseil central, je vous souhaite de belles et heureuses Fêtes. Je souhaite que vous puissiez faire le plein d’énergie afin que nous puissions être à la hauteur des défis qui nous attendent. Nos membres ne méritent rien de moins.


Extrait du numéro de décembre 2019 du journal Le Réflexe