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Fermeture du Renaud-Bray des Galeries de la Capitale : la CSN dépose une plainte au Tribunal administratif du travail

Fermeture du Renaud-Bray des Galeries de la Capitale 

la CSN dépose une plainte au Tribunal administratif du travail

QUÉBEC, LE 20 NOVEMBRE 2025 – Une plainte a été déposée cette semaine au Tribunal administratif du travail (TAT) en lien avec la fermeture de la succursale Renaud-Bray située aux Galeries de la Capitale. Dans sa requête, le syndicat allègue que « cette fermeture est manifestement une entrave dans les activités du syndicat et une représailles contre ses membres qui ont voté en faveur de la grève et contre les offres patronales ». Un geste qui contrevient aux articles 3, 12, 14, 15 et 53 du Code du travail en vigueur au Québec, précise le recours.

Cette fermeture, annoncée sans préavis aux employé-es le 9 octobre dernier, doit être mise en contexte avec le changement de bannière, à peine deux semaines plus tôt, du magasin Archambault Lebourgneuf, également propriété de l’homme d’affaires Blaise Renaud. Cet établissement, situé à moins de 800 mètres du magasin en grève, affiche dorénavant la marque de commerce Renaud-Bray.

« Personne n’est dupe : nous savons très bien que Renaud-Bray tente de se débarrasser d’un syndicat qui lui tient tête, tout en intimidant l’ensemble de ses employé-es », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En grève depuis le 22 novembre 2024, les employé-es des Galeries de la Capitale et de Laurier Québec se sont prononcés en juillet dernier à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, après que celui-ci eut demandé au TAT d’ordonner un tel vote. Depuis, aucune offre de négociation n’a été déposée par l’entreprise de Blaise Renaud, indique la requête : « en lieu et place de négocier avec le syndicat, l’employeur transmet aux salariés de la succursale des Galeries une annonce de fermeture et un transfert à la succursale Laurier », un geste qui « vise à dissuader le syndicat et ses membres d’exercer leurs activités syndicales légales afin de négocier de meilleures conditions de travail. »

Le président du syndicat, Jimmy Demers, appelle la population de Québec à ne plus acheter chez Renaud-Bray tant que le conflit de travail n’est pas réglé. « Renaud-Bray n’hésite pas à sacrifier une succursale rentable pour nous forcer à accepter ses offres de misère, alors qu’on demande à peine un dollar au-dessus du salaire minimum. Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs! », lance-t-il, rappelant la campagne menée par la CSN dans les rues de Québec depuis deux semaines.

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray est poursuivi devant le tribunal pour avoir enfreint les dispositions du Code du travail. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit.

La CAQ n’aime pas les femmes

La CAQ n’aime pas les femmes

Tract publié le 11 novembre (Cliquez ici pour télécharger la version PDF)

Les femmes sont les premières cibles des attaques de la CAQ

Après 7 ans au pouvoir, l’appui au gouvernement de la CAQ est en chute libre et tout indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, il serait rayé de la carte. C’est dans ce contexte qu’il tente de détourner l’attention de son bilan désastreux en attaquant les syndicats et les personnes immigrantes.

Les compressions et le sous-financement chronique, notamment des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, touchent principalement les femmes d’abord comme travailleuses, mais aussi comme utilisatrices.

Le retrait de réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux des mécanismes de protection de la loi sur la santé et la sécurité au travail qui s’appliquent à l’ensemble des entreprises québécoises touche surtout des travailleuses.

Le durcissement des lois sur la « laïcité », notamment dans les CPE et les écoles primaires et secondaires, touche surtout des femmes et attaque de front leur droit au travail en pleine pénurie de personnel.

Même les attaques antisyndicales visent surtout les femmes. Déjà, on l’oublie souvent, mais les femmes sont majoritaires dans le mouvement syndical québécois. Ce sont majoritairement des femmes qui ont fait la grève et pris la rue dans les dernières années (Front commun du secteur public, grève des enseignantes, CPE, hôtellerie, etc.).

On pourrait continuer longtemps. Les attaques contre les médecins coïncident avec la féminisation de la profession. Les stages non-rémunérés? Surtout concentrés dans les milieux à forte prédominance féminine.

Faire front pour les femmes

Face à une conjoncture politique particulièrement hostile, la CSN a choisi de faire front et d’organiser la résistance. Le gouvernement caquiste favorise le privé, réorientant l’État social pour qu’il serve d’abord les intérêts des patrons et de l’élite économique plutôt que la population. Le tout dans un contexte d’austérité et de coupures sauvages.

Notre objectif est de contrer les attaques de la CAQ et de mettre en lumière les vrais besoins de la population et nos solutions. Il faudra frapper assez fort pour s’assurer que, peu importe le parti qui remportera les prochaines élections, l’on change d’orientation pour remettre l’État social au service de la population et que l’on reprenne le chemin de la justice climatique et sociale.

Le mouvement syndical donnera de la voix et multipliera les mobilisations dans les prochains mois. Et ça commence par un grand rassemblement intersyndical qui aura lieu le 29 novembre prochain, à Montréal. Joignez-vous à nous! Des transports gratuits sont organisés d’un peu partout dans la région (voir le code QR au verso pour réserver votre place dans les autobus.

« Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! »

« Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! »

La CSN incite la population à ne plus fréquenter la succursale de Place Laurier

QUÉBEC, LE VENDREDI 7 NOVEMBRE 2025 – Alors qu’une grève générale perdure depuis maintenant près d’un an dans deux succursales Renaud-Bray de Québec, la CSN invite la population à ne plus acheter chez Renaud-Bray tant que le conflit de travail n’est pas réglé. En ce sens, la CSN lançait ce matin la campagne « Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! », qui se déploiera dans la ville de Québec au cours des prochaines semaines.

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Les agents de la paix en services correctionnels manifestent à Québec

Le SAPSCQ–CSN manifeste à Québec

Québec, le 22 octobre 2025 – En marge de leur congrès tenu cette semaine au Mont-Saint-Anne, les élu-es, les délégué-es et les membres du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) ont manifesté à Québec aux bureaux du ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, aux bureaux du Secrétariat du Conseil du trésor (SCT), puis aux abords de l’Assemblée nationale.

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Marche mondiale des femmes – La CSN fait front pour une réelle égalité

Rassemblement de la Marche mondiale des femmes à Québec

La CSN fait front pour une réelle égalité

Des centaines de travailleuses et de travailleurs affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) provenant de toutes les régions convergent aujourd’hui vers Québec pour le grand rassemblement de la Marche mondiale des femmes (MMF). 

 

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