Hôpital de Baie-Saint-Paul

Les syndicats dénoncent aussi la « réorganisation »

Baie-Saint-Paul, 19 juin 2026 – Les syndicats représentant le personnel de l’Hôpital de Baie-Saint-Paul dénoncent eux aussi la « réorganisation » des services de l’Unité de courte durée en gériatrie (UCDG) et de l’Unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI). Les représentants syndicaux talonnent la direction depuis plus d’un an afin d’être consultés pour trouver des solutions pérennes, sans succès jusqu’à maintenant.

« Santé Québec joue avec les mots, il s’agit bel et bien d’une fermeture « physique » de l’UCDG-URFI pour la période estivale », explique Xavier Isabelle, président du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale (SPTSSS-CSN). « C’est le même scénario qui se rejoue depuis quelques années : à l’approche de la période estivale, on reçoit une note de service le jeudi pour annoncer une fermeture effective le lundi suivant… La seule différence c’est que, cette année on parle d’une « réorganisation », mais on n’a même pas rencontré les équipes avant de publier la note de service ».

« On observe une détérioration du service depuis au moins trois ans à l’UCDG-URFI », ajoute Jeanne Campeau-Devlin, vice-présidente aux relations de travail de la FIQ-Syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale (FIQ-SPSCN). « À l’origine, il s’agissait d’un milieu organisé pour une réadaptation fonctionnelle intensive 24 sur 24, mais, depuis trois ans, on est plutôt sur une formule « hôpital de jour », du lundi au vendredi » explique Mme Campeau-Delvin, « quand en plus on ferme physiquement le milieu pour de longues périodes, ça a un impact évident sur la qualité des soins et leur nature « intensive ». On ne parle plus du tout de la même chose et nous voudrions que la population en soit avisée ».

« Encore une fois, on ne peut que constater que Santé-Québec agit de manière unilatérale et sans informer adéquatement ni les équipes sur le terrain, ni la population », déplore Dave Rodrigue, vice-président de la catégorie 2 du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale (CSN). Les rencontres de suivi prévues avec les syndicats ont été annulées avant l’annonce de la « réorganisation », la direction s’est contentée d’une note de service pour informer les équipes à la dernière minute et la population est laissée dans le noir. « Nous souhaitons que la population connaissance et comprenne quels sont les impacts réels de cette fermeture ou réorganisation comme l’employeur l’appelle », ajoute-t-il.

Les syndicats estiment que leurs membres doivent être consultés et être parties prenantes de toute réorganisation des unités afin de trouver des solutions pérennes. « Le personnel de l’hôpital est le mieux placé pour savoir comment réellement répondre aux besoins des patient-e-s. Nos membres doivent faire partie de la solution », affirment les leaders syndicaux. Finalement, ils demandent que la population ait l’heure juste sur les soins réellement offerts et disponibles dans Charlevoix.