Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de General Dynamics–CSN ont adopté l’entente de principe intervenue entre les deux parties.

Cette entente prévoit une augmentation salariale totale de 25 % sur cinq ans, en plus d’un rattrapage salarial afin de réduire l’écart avec les autres usines du groupe.

« C’est le résultat de la solidarité et de la détermination des travailleuses et des travailleurs. Rien n’a été donné : chaque gain a été arraché par la mobilisation », indique Dominic Jobin, président du Syndicat. « Cette entente nous permet d’avancer concrètement sur la reconnaissance de notre travail et l’équité avec les autres usines du groupe ».

Du côté du conseil central, on salue une victoire qui dépasse l’usine. « Chaque gain salarial obtenu par la lutte fait avancer l’ensemble de la classe ouvrière. Cette entente démontre encore une fois que lorsqu’on s’organise et qu’on se tient debout, on peut faire reculer les inégalités », souligne Pierre Émond, vice-président au Conseil Central de Québec-Chaudière-Appalaches.

« Cette entente, ce n’est pas un cadeau. C’est le résultat d’un rapport de force clair et assumé. Les membres ont tenu bon et aujourd’hui, elles et ils récoltent une partie de ce pour quoi on s’est battu collectivement », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs étaient sous le coup d’un lock-out décrété par l’Employeur depuis le 10 novembre dernier. Après plusieurs semaines de négociation marquées par des enjeux majeurs, notamment sur la question du rattrapage salarial, les membres ont maintenu la pression jusqu’à l’obtention d’une entente de principe.