Après plus d’un mois de lockout, il est temps que ça bouge!

Après plus d’un mois de lockout, les membres du Syndicat de General Dynamics – Produits de défense et systèmes tactiques Canada (CSN) – Usine St-Augustin, se sont déplacé-es aujourd’hui devant l’usine de Le Gardeur, où se trouvent les bureaux de l’entreprise, afin de faire entendre leur voix directement à la direction.

Cette action vise à rappeler à l’Employeur que le conflit s’éternise inutilement et que les travailleuses et travailleurs de Saint-Augustin attendent toujours des gestes concrets pour sortir de l’impasse. Le message est clair : la patience a des limites et le statu quo n’est plus acceptable.

Pour Dominic Jobin, président du syndicat, le déplacement était nécessaire : « après plus d’un mois de lockout, il fallait que l’Employeur nous voie et nous entende. Les membres sont déterminés, mobilisés et prêts à régler le conflit, mais ça prend une réelle volonté de la part de l’entreprise. C’est à Le Gardeur que les bureaux du Québec se trouvent, alors c’est ici que nous venons les rappeler à leurs responsabilités », conclut-il.

Depuis le début du conflit, les membres réclament une chose simple : le respect, tant sur le plan salarial que sur les conditions de travail. Malgré des offres insuffisantes et un lockout qui frappe durement les familles, la mobilisation demeure forte.

Pour Martin Hachey, vice-président du Conseil central de Lanaudière (CSN), la solidarité régionale est essentielle : « Les travailleuses et travailleurs de Saint-Augustin ne sont pas seuls. En venant à Le Gardeur, ils démontrent que leur lutte dépasse les murs de leur usine. C’est une bataille pour la dignité, pour l’équité, et toute la région de Lanaudière est derrière eux ».

Pour Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), le constat est marquant : « La Fédération de l’industrie manufacturière représente les travailleuses et les travailleurs dans plus d’une usine de General Dynamics. On voit très clairement les écarts de traitement, autant sur les salaires que sur les conditions de travail. Quand des équipes font le même travail, pour le même employeur, il n’y a aucune justification à maintenir de telles différences. Le message envoyé aujourd’hui à Le Gardeur est simple : l’équité doit s’appliquer partout ».

Le syndicat réitère sa volonté de négocier sérieusement et de retourner au travail dès qu’une entente juste sera sur la table. Mais après plus d’un mois de lockout, l’Employeur doit cesser de faire traîner le conflit et agir de façon responsable.