Les travailleuses et les travailleurs du Massif se dotent d’un mandat de grève
Baie-Saint-Paul, le 11 décembre 2025 — Réuni-es en assemblée générale jeudi soir, les membres du Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François (CSN) ont adopté une banque de 10 jours de grève à utiliser au moment jugé opportun. Le mandat a été adopté à 96%.
Alors que la saison s’amorce et que le Massif affiche ses succès, les travailleuses et les travailleurs dénoncent les reculs imposés par l’employeur à la table de négociation. La réduction des congés sans solde qui ne tient pas en compte de la vie personnelle, et une prime de soir plafonnée à 0,75 $ : pour les membres, la coupe est pleine.
« On veut nous faire payer le prix du succès du Massif. L’employeur félicite ses équipes dans les médias, mais à la table de négociation, il demande des reculs qui nuisent directement à nos vies. Le temps avance, mais notre négociation piétine. Le Massif, c’est nous : celles et ceux qui y travaillent jour après jour et il doit le reconnaitre », affirme Annick Simard, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif (CSN).
Le syndicat avance des demandes simples et réalistes, qui répondent aux besoins du terrain : encadrer la sous-traitance pour protéger les emplois, donner plus de congés de maladie pour se soigner sans perdre au change, améliorer les équipements de la montagne pour travailler de façon sécuritaire et réduire le nombre d’années avant d’obtenir une semaine de vacances supplémentaire.
Pour le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, le mandat envoyé à l’employeur est sans équivoque. « Le Massif, ce n’est pas une marque lointaine : c’est notre monde. Ce sont des femmes et des hommes de Charlevoix et des environs qui font vivre la montagne, été comme hiver. On ne bâtit pas un fleuron régional en affaiblissant les conditions de sa propre communauté. La direction doit entendre ce message venu de chez nous », soutient Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).
La Fédération du commerce rappelle que la réussite du Massif repose sur du travail humain, pas sur des chiffres. « Si le Massif veut continuer de grandir, il doit investir dans celles et ceux qui portent son image. Les membres ne demandent pas la lune : ils et elles demandent du respect, de la dignité et une juste part des gains qu’ils génèrent », déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (CSN).
Les travailleuses et les travailleurs du Massif demeurent pleinement engagés à offrir une expérience de qualité aux visiteurs. Mais ils et elles s’attendent désormais à un changement réel à la table de négociation, à la hauteur de leur contribution.
À propos
Le Syndicat des salariés(es) du Massif Petite-Rivière-St-François (CSN) représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.
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