Centrale d’appels des ambulances : Des syndicats dénoncent un climat de travail malsain et dangereux

15 septembre 2025, Québec – Le syndicat des répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU), ainsi que le syndicat des paramédics de la région de Québec, dénoncent des actions problématiques des directions de la centrale d’appels des ambulances, soulevant des enjeux importants pour la qualité des services de répartition et pour les paramédics. Les syndicats membres de la CSN s’inquiètent aussi de l’historique conflictuel des dirigeants.

Un climat de travail malsain à la centrale d’appels

Dans les derniers mois, le climat est de plus en plus tendu à la centrale d’appels. Le syndicat a déposé un grief pour dénoncer l’attitude hostile, irrespectueuse et dénigrante de l’employeur. L’employeur multiplie les rencontres disciplinaires auprès des travailleuses et des travailleurs sans justification et trois personnes sont présentement en arrêt de travail suites à une rencontre disciplinaire. Le syndicat dénonce aussi l’embauche récente d’un nouveau cadre, alors que le syndicat aurait préféré voir le budget pallier la surcharge des travailleuses et des travailleurs.

« Le climat de travail est insupportable à la centrale d’appels pour les ambulances à Québec. Trois personnes sont en arrêt de travail après avoir été rencontrées par la direction, dont le directeur général Sylvain Dery, non seulement c’est problématique, mais nous sommes désormais en surcharge de travail et la qualité des services est remise en question. »,  dit Sophie Cossette-Laberge, présidente du STT de la Centrale de coordination santé de la région de Québec

Le climat de travail déborde chez les paramédics

En relation quotidiennement avec la centrale d’appels, les paramédics doivent aussi composer avec ses dirigeants. Bien qu’il ne soit pas sous sa gouverne, un dirigeant a récemment interdit à un paramédic de parler sur les ondes radio, un outil de travail pourtant essentiel à ses tâches. Le syndicat s’insurge qu’un dirigeant de la répartition impose des mesures à un travailleur qui n’est pas sous sa responsabilité.

« Empêcher un paramédic d’utiliser les ondes radio, c’est empêcher un paramédic de faire son travail et mettre en danger des vies. Imaginez si ce travailleur doit appeler d’autres ambulances pour avoir de l’aide et qu’il doit se demander si ça lui coûtera son emploi, c’est insensé et dangereux. », poursuit Frédéric Maheux, président de l’Association des Travailleurs du préhospitalier (ATPH)

Historique de conflits chez les dirigeants

Lors de leur passage à la Ville de Saint-Brigitte-de-Laval, Sylvain Déry et Gaétan Bussière ont été au cœur d’une controverse liée au climat de relations de travail au sein de l’organisation. Les syndicats s’inquiètent de voir que les dirigeants ont un historique de conflits dans leur milieu de travail. Bien qu’ils n’aient pas été sanctionnés, les représentants syndicaux y voient un drapeau rouge.

« Il n’a pas de fumée sans feu », s’inquiète Sophie Cossette-Laberge, présidente du STT de la Centrale de coordination santé de la région de Québec « On est dans une situation où des dirigeants prennent des décisions problématiques et quand on s’intéresse d’un peu plus près à ces personnes, c’est évident que ce n’est pas la première fois qu’ils sont dans une controverse, pour nous c’est un gros drapeau rouge. » , conclut la représentante syndicale.